Mobilités en STAPS

Salut à Toi, ô Stapsien(ne) qui est parti à l’étranger pour étudier !

 

Dans le cadre de la réalisation d’un outil qui permettrait de renseigner efficacement les étudiants STAPS sur les mobilités à l’étranger (type Erasmus +, BCI-CREPUQ, ISEP…), l’ANESTAPS (Association Nationale des Etudiants STAPS) souhaiterait récolter des témoignages d’étudiants STAPS qui ont choisi de partir étudier à l’étranger.

S’il t’était possible de répondre aux quelques questions qui suivent, notre communauté toute entière t’en serait reconnaissante. Cela devrait prendre environ 20minutes, plus ou moins. Il sera à renvoyer à l’adresse suivante: cm.relation-europe@anestaps.org

Interview d’une Stapsienne partie en Espagne : 

  • grenadePourrais-tu faire une petite présentation de toi? Ton prénom et ton âge (si tu souhaites qu’ils apparaissent sur le guide) l’université dont tu viens, ta filière (APAS, Entraînement …)
    Je m’appelle Céline Delaval, je suis actuellement en troisième année de licence Education et Motricité à la Faculté des Sciences et du Sport de Villers-les-Nancy en Lorraine. J’ai décidé de faire ma L3 avec le programme d’échange international Erasmus en Espagne, dans la région de Murcie.
  • Ensuite, lors de quelle année es-tu parti(e)? Combien de temps et où ?  Je suis partie lors de l’année universitaire 2015/2016, à partir du mois de septembre pour une durée de 10 mois, soit mes deux semestres de L3. J’ai décidé de partir en Espagne dans la région de Murcie.
  • Nous avons tous une raison ou une autre de choisir un pays en particulier: quelles étaient tes motivations pour aller dans celui-ci? Je ne connaissais pas du tout l’Espagne, ni la langue, je me suis lancée un défis à moi-même et je voulais connaître l’importance de l’éducation dans leur société. Le fait de partir s’installer dans un autre pays vous permet de voir les différences culturelles et les modes de vie qui sont très différents et qui varient d’un pays à l’autre.
    Je dois avouer que l’Espagne c’est pas mal pour ce qui est de la température et des plats traditionnels. J’ai décidé de partir dans la région de Murcie précisément car il y a beaucoup de milieux naturels, de parcs, de montagnes (la Sierra Nevada prés de Grenade) et notamment car la faculté se trouve à côté de la mer et donne accès aux sports en milieu naturel (Randonnée, Spéléologie, Escalade, Moutain Bike, Tyrotrekking…) et sports de mer (Plongée, Voile, Kayak…).

Entrons un peu plus dans les détails…

  • Quels sont les aspects que tu as le plus aimés dans la mobilité ? Et inversement, ce qui t’as lemovidsù moins plu ? Ce que j’ai le plus apprécié est l’endroit. J’étais située au Sud de l’Espagne entre Alicante et Cartagena, tout près de l’Andalousie. Il y avait la mer, les montagnes, beaucoup d’accès à des milieux naturels, beaucoup de chemins de randonnées, beaucoup de voies d’escalade, des endroits adulés pour faire du canyoning ou tout autre types d’activités. Il y a notamment les aspects culturels et affectifs, j’ai eu la chance de rencontrer des personnes qui m’ont aidées et qui se sont trouvées à mes côtés durant mon séjour à l’étranger.

Les choses que je n’ai moins aimées, je dirais qu’il n’y en a pas, ou peut-être une, le fait de revenir dans son établissement d’accueil après…cela fait bizarre je dois dire…haha

  • Ton intégration dans le pays s’est-elle passée facilement? Parfaitement ! J’avais l’impression que le nombre d’étudiants n’était pas énorme et ce sont des personnes que l’on croisait tout le temps dans l’établissement. Tout le monde nous connaissait (nous les Erasmus), alors pour ce qui est de l’intégration je vous laisse imaginer.
  • Les cours étaient-ils dispensés en français, dans la langue du pays, ou bien en Anglais?

La langue n’a pas été une barrière trop grande? As-tu dû reprendre des cours de la langue du pays à un moment (avant ou pendant ta mobilité) ?

Mes cours étaient dans la langue du pays d’accueil, c’est-à-dire en espagnol. Au début ce fut un peu chaotique car je n’avais pas étudié l’espagnol à l’école, et dans la région de Murcie, les gens viennent d’Andalousie pour la plupart, ce qui est encore différent. Ils parlent très vite, et mâchent un peu leur mots, alors ce fut un peu dur au début. Je me rappelle avoir pris quelques cours particuliers durant les 2 premiers mois pour m’habituer à la langue, mais petit à petit j’ai réussi à m’y retrouver et j’ai réussi à comprendre la totalité de mes cours avant la fin du premier semestre.

  • Les cours ont-ils été faciles à suivre? Quelles matières as-tu suivi? (ressemblaient-elles à ce que l’on peut étudier en France?) Comment se déroulent les examens ?

Au début comme je l’ai dit précédemment, c’était un peu dur de tout comprendre, j’ai suivis des matières telles que compétences et habilités motrices, handball, expression corporelle et danse, prescription de l’activité physique et de la santé, ou encore recréation éducative de l’A.P. J’ai voulu m’intéresser aux racines de l’A.P en Espagne et ais choisis Sociologie qui fut très enrichissant, et ais étudié sur différents aspects méthodologiques des APPN.

Pour la plupart des cours,  les contenus coïncidaient mais la manière d’amener le cours ou les pratiques étaient très différents, portés sur les mêmes domaines comme l’éducatif, la pédagogie…etc, mais certains thèmes ressortaient plus précisément que les autres.

  • bgdbComment se passe la vie là-bas, en dehors des cours? Comment ça s’est passé ? Merveilleusement bien…la chaleur toute l’année, même à Noël ;), le soleil, la mer, le sport (la faculté dispose d’un complexe sportif très bien agencé et qui comprend tout ce dont on a envie, il y en a vraiment pour tous les gouts (Padel, Tennis, Athlétisme, Natation, Basket-ball, Hand-ball, Foot salle, Foot, Rugby, Musculation, Zumba, Danse, Judo, Gymnastique…..et j’en passe, tout ça au même endroit).

Et un peu d’administratif…

  • Quelles sont les démarches que tu as dû effectuer pour organiser ton voyage, tant sur le plan universitaire que personnel ? Pas mal de démarches je dois dire…entre les réunions avec les responsables de la faculté d’origine pour les présentations de papiers justificatifs, la création du dossier, les demandes de bourses, puis d’autres réunions pour rendre ces fameux papiers, puis les envoyer à la faculté d’accueil. Puis les recevoir lorsqu’on arrive sur place et les renvoyer… et les renvoyer si l’n veut changer son programme d’études, et personnellement j’ai pas mal envoyé de lettres dans ma région (Marie, Région…) pour des demandes de bourses d’études à l’étranger ou une aide quelconque. Ce qui a posé le plus de problème était au niveau des banques ou des services téléphoniques.

Au final, il faut faire beaucoup de démarches avant de partir, pendant et après la mobilité, mais cela vaut le coup d’envoyer quelques papiers.

  • Quand et de quelle façon t’es-tu occupé(e) du logement? Je me suis trouvée mon logement lorsque je suis arrivée sur place. J’avais réservé une chambre dans une pension pour quelques jours, et le premier jour où je suis arrivée, j’ai directement recherché un logement. J’ai trouvé assez rapidement, que cela soit seul ou en colocation, tu peux facilement trouver des personnes pour te mettre en colocation.

Pour finir, un bilan d’une fois rentré(e):

  • Le retour en France n’a pas été trop compliqué ? Par rapport à la poursuite d’étude, ne t’a-t-il pas manqué un bagage que tu aurais eu si tu avais fait cette année en France ? A l’heure où je réponds à ce questionnaire, je suis encore dans mon pays d’accueil. Et je pense que je vais avoir beaucoup de mal à le quitter….
  • À ton avis, que t’a apporté cette mobilité ? Cela m’a apporté une réelle ouverture sur le plan culturel, relationnel, sur le point de vue du langage, de l’amabilité des personnes, de la générosité de la population espagnole, d’indépendance notamment. Apprendre à s’ouvrir aux autres, à recevoir des gens que tu rencontres, apprendre et se mettre à leur mode de vie, dîner à 22 heures par exemple…mais aussi leur apprendre tes croyances, tes valeurs, leur faire partager ta culture, leur parler de ton pays, de ta ville, qu’ils sachent d’où tu viens. C’est un échange interculturel très beau et très enrichissant. Le mode de vie, la façon de penser, de voire, de ressentir les choses.
  • Songes-tu à repartir plus tard à l’étranger ? Si oui, dans le même pays ? J’aimerais en effet avoir la chance de repartir à l’étranger pour une durée d’un an ou plus. Si cela est possible, j’aimerais aussi connaître d’autres cultures, connaître un autre mode de vie. L’Amérique Latine me passionne beaucoup et j’aimerais pouvoir y aller.

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