Le mercredi 23 Mars 2022 se tenait la 10ème édition de la Journée Nationale du Sport et du Handicap. Après deux années marquées par une grande pénurie d’événements sportifs et parasportifs en France, l’ANESTAPS a pu annoncer le grand retour de son projet phare. Ainsi, ce sont 31 associations STAPS de France qui ont pris part à cette journée. 

Cette année, l’édition nationale de la Journée Nationale du Sport et du Handicap, qui se déroulait sur la place de la Bastille, était parrainée par trois athlètes olympiques et paralympiques.

Marie-Amélie Le Fur, Présidente du Comité Paralympique Sportif Français et athlète handisport médaillée huit fois aux Jeux Paralympiques.

Tony Estanguet, Président de Paris 2024 triple champion d’Europe, du monde et champion olympique de canoë slalom.

Stéphane Houdet, triple champion paralympique de tennis en double et vice-champion paralympique en simple.

ACTIVITÉS

ASSOCIATIONS

COLLOQUES

PERSONNES SENSIBILISÉES

Dans le cadre de l’édition nationale, l’ANESTAPS a organisé un colloque sur le thème de “L’activité physique, un outil éducatif. au service de l’inclusion”, réunissant de nombreux acteurs dans l’objectif d’échanger et de co-construire des propositions.

LE SPORT INCLUSIF, UN PARASPORT COMME LES AUTRES ?

À travers cette première thématique, la question de l’accompagnement des personnes en situation de handicap était primordiale. Actuellement, l’ensemble du milieu sportif, que ce soient les fédérations, les institutionnels ou encore les clubs, n’est pas en capacité de répondre pleinement aux besoins des personnes en situation de handicap malgré tout le travail déjà effectué.

Guy Tisserant : “La notion d’inclusion est très intéressante seulement s’ils (les clubs) ont les moyens spécifiques pour répondre aux besoins. La question est de ne pas avoir de comportement dogmatique et d’avoir les moyens d’accompagner une personne correctement.

Il était également important d’aborder la notion de choix dans la pratique sportive pour les personnes à besoins spécifiques. 

Aude Moulin Delalande : “La base pour une personne en situation de handicap, c’est de pouvoir choisir sa pratique par discipline et de savoir avec qui elle a envie de pratiquer. Elle a le droit de pratiquer entre pairs mais aussi avec des personnes dîtes “valides”.” 

De plus, le rôle des fédérations parasportives, telles que la Fédération Française de Handisport et la Fédération Française de Sport Adapté, est essentiel pour accompagner l’ensemble des autres fédérations vers un sport inclusif. 

Le sport est vecteur de cohésion sociale, de bien-être. Selon Habd-Eddine Sebiane, c’est une activité qui, par nature, est inclusive. 

Habd-Eddine Sebiane : “Le mot inclusion ne veut pas dire faire ensemble, cela veut dire répondre aux attentes de chacun. Le sport vous définit par la performance et non pas par la singularité de chacun.” 

Cependant, il était essentiel de rappeler les points de vigilance quant au développement du sport inclusif. En effet, il faut que l’ensemble des acteurs impliqués sur cette thématique construisent un modèle adapté répondant aux besoins de chacun

Guy Tisserant : “Il n’y a pas de position dogmatique, on a intérêt de discuter et de trouver les bons modèles. Il n’y a pas un modèle absolu, il faut juste trouver le modèle qui permet la meilleure collaboration afin de permettre à chacun de pouvoir pratiquer selon sa volonté.

GARANTIR UN SYSTÈME ÉDUCATIF INCLUSIF GRÂCE À L’ACTIVITÉ PHYSIQUE ET SPORTIVE

Afin de répondre pleinement à la problématique de ce colloque, il était fondamental de traiter la question de la place des parasports dans le milieu éducatif.

La filière STAPS est un élément central dans l’encadrement de la pratique parasportive, notamment à travers la mention Activité Physique Adaptée et Santé (APAS) mais aussi la mention Éducation et Motricité (EM).

Hugues Rolan : “La licence EM n’a pas de contraintes sur les compétences de l’encadrement des personnes en situation de handicap. Nos étudiants sont formés sur la différenciation pédagogique mais cela ne veut pas dire que l’on ne doit pas faire mieux.

En effet, la Conférence des Directeurs et Doyens STAPS (C3D) s’empare progressivement du sujet et travaille au développement de la formation initiale en matière de pratiques inclusives. Ce travail vient compléter celui effectué par la Fédération Française du Sport Universitaire (FFSU)  sur le volet sport universitaire à travers le projet “Horizon 2030”. 

Jean-Philippe Dos Prazeres : Pour développer les Parasports U, nous travaillons sur trois axes : renforcer la gouvernance politique et le réseau partenarial ; diversifier notre offre sportive handi-accueillante et la promotion des Parasports U par la sensibilisation des différents acteurs.

De plus, la sensibilisation aux parasports est un travail qui s’effectue dès le plus jeune âge. Ainsi, il était nécessaire de rappeler l’importance du rôle de l’UNSS sur ce sujet. À travers le projet “Sport Partagé”, l’UNSS a pour objectif principal de  permettre un accès à la pratique sportive pour toutes et tous

Thibaud Vauzeilles L’idée, c’est que les élèves puissent avoir une compensation afin d’avoir le plus d’équité possible. On est aidé par la commission mixte nationale, la FFH ou la FFSA car ils ont cette expertise.

Enfin, l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024 en France constitue un levier essentiel pour le développement des pratiques parasportives, notamment au sein du système éducatif. 

Ludivine Munos : “Les Jeux Olympiques et Paralympiques sont un énorme levier pour avancer ensemble dans ce but commun qui est l’inclusion.

Pour clôturer ces échanges, Timothée Brun rappelle l’importance d’un travail en synergie de l’ensemble de l’écosystème du sport et du handicap, insistant sur la place des jeunes au sein de celui-ci.  

Timothée Brun : “Une seule équipe, qui ne saurait gagner sans les jeunes et futurs professionnels du champ du sport. Une seule équipe dont l’ANESTAPS fera toujours partie.

À la suite de ce colloque, l’ANESTAPS a mis en place un village d’activités et de sensibilisation aux pratiques parasportives ouvert à toutes et tous sur la Place de la Bastille. Cécifoot, badminton, volley assis, sarbacane, torball, handi-boxe et basket-fauteuil sont les sept activités qui étaient présentes sur ce village. Ce fut l’occasion de revenir 10 ans en arrière avec la mise en place d’un musée illustrant les dix dernières éditions de cet événement national. Au total,  2000 personnes ont pris part à l’évènement sur Paris, dont 200 enfants provenant de l’UNSS.

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