Le réseau de l’ANESTAPS s’engage pour l’orientation des jeunes vers les filières du sport et de l’animation

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Le réseau de l’ANESTAPS s’engage pour l’orientation des jeunes vers les filières du sport et de l’animation

Forte de son expérience dans l’orientation des jeunes, l’ANESTAPS travaille actuellement sur les problématiques d’orientation des lycéen-ne-s. Que vous soyez actuellement lycéen-ne intéressé pour travailler dans le sport ou étudiant-e dans une formation du champ du sport (STAPS ou BPJEPS), vous pouvez nous aider en remplissant un de ces courts questionnaires.

Une semaine à peine après l’ouverture de la plateforme d’orientation des lycéen-ne-s Parcoursup, on entendait déjà sortir des salons d’orientation les habituelles questions liées à la complexité des formations permettant de travailler dans le champ du sport :

“Quel diplômes dois-je faire pour devenir éducateurs sportifs ?”

“C’est quoi la différence entre le STAPS et le BPJEPS? « 

“Quel diplôme je dois avoir pour coacher dans un club de foot? « 

(Témoignages recueillis lors du salon studyrama de Nice du 19/01)

Du DEUG, DEUST, Licence et Master STAPS au BPJEPS, DEJEPS et DESJEPS, en passant par les CQP et TFP … Illisibilité totale entre les différents diplômes, titres et qualifications pour recruter un éducateur sportif (pour preuve les nombreuses offres d’emploi de type “recherche profil BPJEPS ou Licence Staps”, deux diplômes aux compétences différentes).

Exemple d’offre d’emploi :

Comment imaginer que nos lycéen-ne-s rencontré-e-s en salons soient à même d’y voir clair au milieu de ce labyrinthe ? Comment s’orientent-ils dans ce véritable parcours du combattant ?

Une première étude menée par le réseau de l’ANESTAPS interrogeant 174 étudiant-te-s de STAPS a révélé que seulement 11,8 % des sujets interrogés ont hésité avec une autre formation sportive au moment de leur orientation post-bac.

Quand on explore les raisons de ceux qui n’ont pas hésité, beaucoup répondent que les contenus de ces formations leur étaient inconnus (68) ou alors qu’il n’en avaient même pas entendu parler (53) “je ne savais pas qu’il existait d’autres diplômes pour travailler dans le sport, et quand j’ai dit que je voulais travailler dans le sport aux spécialistes d’orientation, on m’a répondu directement STAPS. ” Timothée, étudiant en STAPS à Nantes.

Quelles solutions pour rendre l’orientation des jeunes plus claire?

La position défendue par l’ANESTAPS depuis plusieurs année est celle d’une articulation mieux pensée du système des formations du champ du sport.

Cette proposition n’est pourtant pas nouvelle, puisque durant les 20 dernières années, plus de 9 rapports ont été publiés concernant les relations métiers-emploi-formations dans les métiers des champs de l’animation et du sport.

Alors, à quand la fin de cette bataille opposant les certificateurs (ministère des sports, ministère de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation, branches professionnelles et fédérations sportives) pour réfléchir à des actions au service des jeunes et de l’emploi?

Le système concurrentiel des titres, diplômes et qualifications dessert plus le monde de l’emploi qu’il ne le dynamise : les CQP (qualification qu’on assimile à un niveau 2 ou 3) initialement prévus pour palier à des manques de professionnels saisonniers se heurtent à des diplômés de niveau 4 ou 5 se saisissant de ces emplois, puisqu’ils sont eux même en concurrence sur les emplois stables. Ce sont tous les diplômés du sport qui subissent cette illisibilité, et pas uniquement ceux issus de STAPS !

La menace d’une multiplication des titres à finalité professionnelle et des qualification plane également, risquant de rendre encore plus confus le marché de l’emploi sportif pour satisfaire les intérêts d’un faible nombre d’acteurs : Madame la Ministre des Sports MARACINEANU ayant mentionné dans son allocution lors de la conférence du 16 janvier dernier  » L’emploi, un levier pour maximiser la place du sport dans la société  » qu’elle souhaitait “ innover, réfléchir à des nouvelles qualifications qui seraient adaptées aux attentes des employeurs, comme sport et marketing, sport et événementiel, sport et développement durable… » .

Nous ajouterons à ceci que Mr le ministre de l’Education Nationale J.M. BLANQUER, lors d’une très récente interview au journal 20 minutes, déclarait aux côtés de Mme MARACINEANU penser à “la création d’un Bac Pro et d’un BTS consacrés aux métiers du sport”. Une formation de plus pour encore moins de lisibilité…

Nos conseils aux lycéen-nes

Nous conseillons alors aux jeunes souhaitant travailler dans le monde du sport de se renseigner sur toutes formations existantes et de ne pas se limiter à celles connues, mais également de prendre en compte les particularités de celles-ci : durée des études, prix, contenu et forme des cours, et surtout les compétences et prérogatives que donnent les diplômes obtenus (informations disponibles sur le Répertoire National des Certifications Professionnelles).

Par exemple, le coût d’inscription varie, puisqu’une formation BPJEPS courte coûte en moyenne 6000€ (source ONISEP), et une année universitaire pour un non-boursier est de 170€ (+ 90€ de Contribution Vie Étudiante et de Campus). Cette formation plus courte (10 à 18 mois) permettra cependant d’accéder au monde du travail plus rapidement qu’un étudiant universitaire.

Également, les contenus abordés et l’organisation de ces deux formations sont assez différents, un BPJEPS conviendra plutôt à des jeunes voulant s’orienter vers une formation courte en alternance ou en apprentissage.

Nous concluerons en lançant un message d’alerte à destination du gouvernement : la régulation et l’harmonisation des diplômes et certification doivent se faire sans pénaliser ni le marché de l’emploi sportif; ni les diplômés qui y travaillent; et encore moins ceux qui souhaitent y travailler plus tard.

Articuler l’offre de formation des métiers du sport pour la rendre plus lisible aux yeux des jeunes et des employeurs doit devenir une priorité pour toutes les instances sportives, et à minima les acteurs de la nouvelle gouvernance du Sport. (la branche n’est pas dans la gouvernance par exemple donc ni syndicat de salariés, ni syndicat d’employeurs ).

Alors, si vous êtes lycéen-ne ou étudiant-e dans une filière sportive, n’hésitez pas à remplir le questionnaire suivant, dont les résultats seront déterminants pour notre campagne d’orientation des jeunes.

 

Enquêtes réalisées par Théo Madec-Guillot, Etudiant en M1 dans le cadre de son mémoire « Complexité des formations sportives: les choix d’orientation d’une jeunesse déboussolée ?’’ à l’Université de Nantes.

 

Contact : 

Baptiste Romero – Attaché de Presse

presse@anestaps.org – 06 03 50 40 53

 

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