Archives La filière STAPS

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STAPS-Kiné : Des discussions sous-haute tension

La réputation des bienfaits d’une pratique physique sur la santé  n’est plus à faire. Et c’est bien dans cette logique là que l’amendement de V. Fourneyron “Sport sur ordonnance” [1] s’inscrit.

Rapidement, des intérêts corporatistes se sont fait ressentir entre les différents professionnels, cherchant à tout prix l’exclusivité de l’encadrement des Activités Physiques Adaptées et Santé (APAS). D’un côté les Masseurs-Kinésithérapeutes, en face, les Enseignants en Activité Physique Adaptée (EAPA), titulaires d’une licence, d’un master ou d’un doctorat en APA, spécialistes incontournable des APAS.

Il suffit de regarder le Répertoire National des Certifications Professionnelles concernant les diplômes STAPS, spécialité Activité Physique Adaptée [2] pour voir qu’au niveau licence “Le professionnel a pour vocation de participer à la conception, la conduite et l’évaluation de programmes, de Réadaptation et d’Intégration par l’Activité Physique Adaptée”, avec comme public visé des personnes atteintes de maladies chroniques, létales, de troubles sensoriels, moteurs…. Le cœur de formation de la licence APA-S reste la connaissance d’un public à besoin spécifique, mais aussi la mise en place d’une activité physique adaptée. A l’inverse, si les Masseurs-Kinésithérapeutes se voient compétents dans ce domaine, il est intéressant de voir que la notion de la pratique sportive n’est pas pleinement développée dans ces formations.

Ayant développé les compétences nécessaires afin d’accompagner les patients tout au long de leur parcours de soin, il est impensable que les étudiants issus des études en STAPS APA-S ne puissent pas s’insérer professionnellement dans le secteur d’activité auquel ils ont été formés.

L’ANESTAPS demande à ce que :

  • Le diplôme de la licence STAPS APA-S apparaisse explicitement parmi les diplômes requis pour encadrer les activités physiques adaptées auprès de personnes atteintes de pathologies chroniques dans la rédaction des décrets concernant les intervenants.
  • Les titulaires d’une licence APA-S (enseignants en APA) puissent exercer leurs compétences dans toute structure accueillant des personnes atteintes de pathologies chroniques.
  • Le diplôme de Master APA-S apparaît comme requis pour tout métier lié à l’ingénierie (conception, réalisation, coordination et évaluation) des programmes en APA.

Le dialogue doit rester ouvert entre les différents intervenants  qui accompagnent le patient tout au long de son parcours de soin. Cependant, le climat extrêmement tendu autour de cette question devient néfaste à toute construction d’une inter-professionnalité intelligente. Chaque corps de métier possède des compétences propres et des conceptions de programmes sportifs différentes, néanmoins il n’est pas exclu que ces analyses et méthodes soient complémentaires  et efficaces si elles sont coordonnées par l’ensemble des concernés.

 

Source :

[1] http://www.valerie-fourneyron.fr/wp-content/uploads/2015/04/917.pdf

[2] http://www.rncp.cncp.gouv.fr/grand-public/visualisationFiche?format=fr&fiche=4425

Adèle DEBAST

Vice-Présidente en Charge de la Communication à l’ANESTAPS

vp.communication@anestaps.org

Bréwal SOYEZ–LOZAC’H

Président de l’ANESTAPS

president@anestaps.org

06 81 29 98 28

Télécharger le CDP : CDP STAPS-KINE

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Quand le service public n’est pas là, le privé danse !

La filière STAPS est une filière qui attire de plus en plus de néo-bacheliers. Avec des débouchés très diversifiés ainsi qu’un taux d’insertion professionnelle plus que correct [1], il n’est pas anodin de voir arriver en nombre les lycéens vers notre formation universitaire. Les grands événements sportifs internationaux accueillis cette année en France ainsi que l’Année du sport de l’école à l’Université décrétée par la Ministre, mais encore les débats autour du sport sur ordonnance rendent les diplômés STAPS comme des professionnels incontournables face aux nouveaux besoins de demain.

Cependant, malgré ces indicateurs très favorables, l’Unité de Formation et de Recherche (UFR) de Versailles est sur sa dernière année d’existence. Conséquence d’une fermeture programmée, faute de moyens afin d’assurer un encadrement suffisant.

En effet, l’Université de Versailles a décidé de se séparer d’un de ses départements afin de retrouver une stabilité financière correcte. L’ANESTAPS, ne peut que regretter cette fermeture programmée qui touche directement les lycéens issus des Yvelines.

Il n’a pas fallu longtemps pour que les vautours s’attaquent à notre service public en souffrance pourtant garant de l’accès à une formation pour tous d’une qualité indéniable.

Un nouvel UFR (privé) vient d’ouvrir à l’Université Catholique de l’Ouest, permettant ainsi d’accueillir des jeunes souhaitant devenir les futurs professionnels du sport de demain. Dommage qu’il faille payer 3.900€ par an, soit 11 700€ pour obtenir une Licence !

Les étudiants considérant à juste titre que l’accès aux études supérieur est un droit  pourront partir étudier à l’autre bout du territoire dans une des rares UFR STAPS dont la capacité d’accueil n’est pas à son seuil maximal. Cependant cette mobilité entraîne des frais supplémentaires conséquents. Des annonces concernant des mesures d’accompagnement à la mobilité des étudiants dans le cadre des vœux groupés sont toujours en attente.

Autre aberration, les jeunes n’ayant pas les moyens financiers et qui ne seront pas pris à l’université se retrouveront contraints de payer une formation professionnelle du Ministère des Sports (BPJEPS) s’ils souhaitent s’engager dans un système de formation sport. Combien de jeunes notre service public éducatif va-t-il laisser sur le carreau cette année ?

Le droit universel à la formation inclus dans le projet de loi Travail doit se traduire par un investissement conséquent dans les formations universitaires afin de garantir un égal accès à la formation pour tous.

[1] Enquête Génération 2010 – Céreq.

[2] Les métiers en 2022 – France Stratégie.

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Prévision pour la rentrée 2016 : la filière STAPS sous haute tension !

La rentrée 2016-2017 sera marquée par une forte augmentation du nombre d’étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur.

D’après les chiffres du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MENESR) publié dans une note de vendredi dernier, les prévisions du nombre d’effectifs pour la rentrée prochaine en Sciences et STAPS sont sans surprises. En effet, une augmentation de 29.4% est à prévoir entre la rentrée 2014 et 2024 pour le cursus en licence.  

Si l’on suit ces pronostics, ils seront près de 65 800 à vouloir poursuivre leur études dans la filière Science – STAPS en 2024, soit  14 800 de plus qu’en 2014. Face à cette situation qui n’est pas nouvelle, les UFR STAPS mettent en place des capacités d’accueils, faute de moyens supplémentaire afin d’assurer à bien la mission de service publique qui leur est confié.

De plus en plus nombreux vont être les néo-bacheliers à se voir refuser la poursuite d’étude de leur choix. Ceux disposant de moyens suffisants pour partir étudier à l’autre bout du territoire dans une des rares UFR STAPS n’atteignant pas sa capacité d’accueil maximale pourront peut-être contourner le problème, mais combien de jeunes notre service public éducatif laisse-t-il sur le carreau chaque année ?

Cette situation ne peut plus durer, une réforme courageuse et d’ampleur de la formation sport est indispensable.

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Source : MENESR-DGESIP-DGRI-SIES

Source : http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid99313/projections-des-effectifs-dans-l-enseignement-superieur-pour-les-rentrees-de-2015-a-2024.html?feuilleCSS=chrome

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[Communiqué] Budget, sélection… L’éternel combat des Étudiants en STAPS

Paris, le 2 février 2016,

Budget, sélection… L’éternel combat des Etudiants en STAPS

L’Assocation Nationale des Etudiants en STAPS est engagée depuis sa création contre toute forme de sélection à l’entrée à l’université. Les étudiants en STAPS se sont déjà mobilisés à plusieurs reprises contre les formes illégales de sélection à l’Université et notamment en STAPS

Aujourd’hui pourtant, 39 UFR utilisent des capacités d’accueil afin de limiter l’accès à leurs formations. Ils ne sont qu’une douzaine à laisser l’accès aux études libre, dans cette situation, ce sont les jeunes qui font les frais d’un enseignement supérieur agonisant, victime du désengagement de l’état.

Où est donc la priorité jeunesse que le Président de la République rappelait encore, lors des voeux à la jeunesse et aux forces de l’engagement  pour cette année 2016 ?

C’est cette question que se pose aujourd’hui, légitimement, les jeunes souhaitant se diriger vers une formation du champ du sport. Faute de places suffisantes à l’Université ceux-ci font en effet face à une loterie qui décide pour eux s’ils accéderont à une licence STAPS, où s’ils devront se tourner vers des formations plus courtes, et bien plus onéreuses. Est-ce là l’avenir de la formation aux métiers du sport ?

Hier encore, un nouvel UFR demandait l’instauration d’une capacité d’accueil. L’ANESTAPS ne peut que dénoncer cette requête car il est inadmissible que le devenir d’un jeune ne soit pas le fruit de son choix.

Des solutions existent, mais encore faut-il avoir le courage de les mettre en place: nouvelles formes de pédagogie innovante avec le numérique, les rapprochements entre les CREPS et les universités pour mutualiser les infrastructures sportives ou encore le fléchage de la taxe d’apprentissage vers les UFR STAPS.

Plus de 4 mois après la mobilisation de plusieurs milliers d’étudiants en STAPS à travers toute la France, de nombreuses questions restent en suspend. Pourquoi limiter l’accès d’une filière qui permet un taux d’insertion des jeunes élevé [1] et où le secteur se développe de jour en jour ? Pourquoi le service public n’assure-t-il pas sa mission et laisse-t-il la place à l’émergence de classes préparatoires privées ?

Ces questions restent en suspend, tout comme l’avenir de nombreux jeunes !

[1] Source : CEREQ

Contacts presse :
Bréwal Soyez–Lozac’h
Président
president@anestaps.org
06 81 29 98 28

Arielle SALMON
Attachée de presse
presse@anestaps.org

Télécharger ici le communiqué de presse

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Orientation en STAPS ? On vous explique !

La mission associative #OrientationActive a pour objectif d’aider les lycéens et les étudiants en ré-orientation à trouver les informations qu’ils souhaitent Beaucoup trop de jeunes ne connaissent pas les filières STAPS et leurs débouchés. Être présent à ces salons, c’est une manière de combler les lacunes des institutions responsables en matière d’informations sur l’orientation.

L’ANESTAPS était à la 2ème édition du Salon Studyrama  « Les formations dans le sport », nos associations font de même au niveau local: l’ARES était au Forum Avenir Étudiant au Parc des Expositions de Reims, le CADE Staps Nancy était présent au Salon Oriaction à Metz et l’UFRAPS était au 11e Forum des Métiers de Décines et Meyzieu.

 

Grâce à un stand ANESTAPS et l’organisation d’une conférence intitulée « L’ANESTAPS présente les filières STAPS » nous avons pu répondre aux questions des nombreux étudiants venus spécialement pour en connaître d’avantage sur la filière STAPS.

Nous allons également répondre ici aux interrogations les plus posées par les jeunes durant le salon Studyrama :

 

–          Comment faire Kiné en STAPS ?

Sur toutes les Universités comprenant un parcours STAPS, seulement 10 proposent des places pour accéder à aux Instituts de Formation en Masso-Kinésithérapie. Elle n’est en aucun cas une filière à part entière en STAPS, mais ce concours reste associé à la Licence 1 STAPS. En effet, pour être classé, il faut valider la Licence 1 et passer un concours annexe. Les modalités de classement sont définies par l’UFR STAPS en question.

Par exemple, l’UFR STAPS Reims propose 10 places en Kinésithérapie et les étudiants sont classés via deux résultats :

                La notre générale de leur Licence 1 (60%)
Un concours annexe en fin d’année (40%)

 

Attention aux jeunes qui souhaitent s’engager dans ce concours, prévoyez plusieurs options parce que la concurrence est rude.

 

–          Comment faire pour être sûr d’intégrer STAPS ?

Les capacités d’accueil, malgré notre constante opposition, existent dans la quasi-totalité des UFR STAPS. Nous conseillons aux jeunes d’inscrire en premier choix dans Admission Post-Bac la faculté de l’académie dont ils dépendent, et de multiplier le nombre de facultés choisies afin de maximiser les chances d’entrée en STAPS.

Malheureusement, aujourd’hui, il est difficile de garantir à un néo-bâchelier ou un étudiant en réorientation une place garantie au sein d’un UFR STAPS. Néanmoins, nous continuerons à nous battre pour les moyens des UFR et pour la suppression des sélections illégales effectuées à l’entrée de l’enseignement supérieur.

 

–          Quelles sont les filières en STAPS ? Quels sont les débouchés en STAPS ?

La filière STAPS est composée de 5 filières principales en Licence :

1.Licence Éducation et Motricité

Débouchés : Éducateur socio-sportif en milieu scolaire / Éducateur territorial des APS

2. Licence Management du Sport

Débouchés : Cadre, chef de projet d’une collectivité / Responsable communication des fédérations / Directeur commercial marketing

3.Licence Entraînement Sportif

Débouchés : Entraîneur sportif / Préparateur physique / Responsable technique

4.Licence Activité Physique Adapté et Santé

Débouchés : Enseignant et éducateur en APAS / Animateur en APS / Coordinateur de programme d’intégration pas l’APS

5.Licence Ergonomie et Performance Motrice

Débouchés : Agent de conception / Consultant à la conception / Agent de protocole et de mesure

 

La multiplicité et le manque de lisibilité des filières rend néanmoins complexe l’explication. Nous proposons, via un guide des études et un document récapitulant tous les métiers possibles en STAPS, une synthèse des filières STAPS afin d’éclaircir les choix d’orientation.

–          Est-ce possible de réussir la Licence 1 STAPS sans sortir d’un Bac S ?

Statistiquement, les jeunes sortant d’un Bac Scientifique sont plus nombreux que les autres à réussir la première année de STAPS. Mais cela reste une statistique. Ce qui compte, c’est de prendre conscience que l’Université exige des méthodologies différentes du lycée, et qu’il est nécessaire de bien les déterminer. Cela passe par une présence à tous les cours magistraux, un investissement et une participation durant les travaux dirigés. Si vous rencontrez des problèmes méthodologiques au cours de l’année, vous pouvez également vous référer à vos associations étudiantes, présentes pour vous soutenir et pour être le relai entre vou et les enseignants de l’Université.

 

Au bilan de ce salon Studyrama, 400 jeunes se sont inscrits sur la mailing Orientation de l’ANESTAPS et ce ne sont pas moins de 160 jeunes ayant participé à la conférence avec qui nous avons pu discuter de la filière STAPS et de ses débouchés.

 

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Les chiffres du CAPEPS tombent !

Le 18 novembre paraissait l’arrêté fixant le nombre de postes pour le CAPEPS 2016. Publié le 27 novembre, ce sont donc 820 postes pour le CAPEPS externe et 66 pour le CAPEPS interne.

Retrouvez ici l’arrêté fixant le nombre de postes au CAPEPS 2016

Après plusieurs années de baisse, pour la deuxième année consécutive le nombre de poste augmente et passe de 800 à 820 pour le CAPEPS externe et de 65 à 66 pour le CAPEPS interne.

Concernant les inscriptions, elles sont désormais closes depuis le 15 octobre 2015.

Programme des épreuves d’admission :

CAPEPS externe :

  • Dissertation portant sur les fondements sociohistoriques et épistémologiques de l’éducation physique et des activités physiques, sportives et artistiques (APSA)
  • Dissertation ou étude de cas à partir de documents portant sur l’enseignement de l’EPS dans le second degré : lundi 11 et mardi 12 avril 2016

Quelques chiffres du CAPEPS externe 2015 : 3457 inscrits, 2801 présents, 1557 admissibles pour 800 postes.*

 

CAPEPS interne : 

  • Composition relative à l’enseignement de l’éducation physique et sportive, en relation avec l’expérience professionnelle acquise par le candidat dans la discipline : mardi 2 février 2016

Quelques chiffres du CAPEPS interne 2015 : 1192 inscrits, 739 présents, 157 admissibles pour 65 postes.*

Tous les lieux et calendriers des épreuves d’admissions seront publiés sur http://www.education.gouv.fr/cid4607/calendrier-des-concours-second-degre.html

Nous souhaitons bon courage à tous les étudiants qui se préparent à passer ce concours.

*source : http://www.education.gouv.fr/cid83753/concours-second-degre-donnees-statistiques-session-2015.html
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[Communiqué] Les étudiants STAPS dans la rue pour défendre leur avenir

Paris, le 21 septembre 2015

 

Les étudiants STAPS dans la rue pour défendre leur avenir !

 

La mobilisation du mercredi 23 septembre 2015, lancée à l’appel de l’Association Nationale des Etudiants en STAPS (ANESTAPS) et des associations d’étudiants. Près de 12 000 étudiants dans 30 villes sont attendus dans les rues, soit un étudiant en STAPS sur cinq, afin d’afficher leur mécontentement face au manque de ressources financières, humaines, d’infrastructures, subi au quotidien au sein de leurs UFR. Ce manque restreint les jeunes dans leur accès à la formation et rejette les étudiants souhaitant s’inscrire en première année de STAPS. Ce qu’ils attendent ? Un réinvestissement financier majeur dans l’enseignement supérieur.

 

Face à l’illisibilité des formations dans le champ du sport et de l’animation, le coût exorbitant des formations du Ministère des Sports (BPJEPS), les jeunes se retrouvent ballottés entre sélection universitaire et sélection financière dans les certifications. S’insérer professionnellement dans ce milieu devient donc un parcours du combattant, mettant au pied du mur chaque jeune dans la construction de son avenir professionnel.

 

Une réforme doit être élaborée pour mettre en concertation l’ensemble des acteurs concernés par les formations du champ du sport et de l’animation. Organismes de formations, branches professionnelles et étudiants doivent se regrouper et former un guichet unique d’informations et d’orientation autour des formations. Il est nécessaire que les étudiants puissent identifier de façon claire et précise les niveaux d’intervention professionnelle en fonction des compétences développées par les formations.

 

L’ANESTAPS et ses associations exigent des réponses que seuls les pouvoirs publics puissent apporter et continueront les mobilisations tant que les Ministères compétents n’auront pas officiellement annoncé les réformes nécessaires.

 

Contacts presse :

Laurent BEAUVAIS
Président de l’ANESTAPS
president@anestaps.org
06 81 29 98 28

Arielle SALMON
Vice-Présidente en charge de la Communication
vp.communication@anestaps.org
01 40 33 73 61

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[Communiqué] Moyens insuffisants, illisibilité, dévalorisation… La colère gronde parmi les étudiants en STAPS !

Paris, le 16 septembre 2015

Moyens insuffisants, illisibilité, dévalorisation… La colère gronde parmi les étudiants en STAPS

 

A l’appel de l’ANESTAPS et de leurs associations, les étudiants manifesteront le Mercredi 23 septembre 2015 afin de pointer un problème de lisibilité des formations dans le domaine du sport et le manque de moyens de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Les jeunes se retrouvent face à un mur pour entrer dans leurs formations rendant leur ascension vers un avenir professionnel limitée. En cause, un manque de moyens dans les universités, provoquant un dysfonctionnement des UFR. Cette non-réponse des pouvoirs publics engendre alors des problèmes d’inscriptions administratives des étudiants, poursuivis d’annulations d’enseignements. De plus, les néo-bacheliers se sont retrouvés face à une mise en place de capacités d’accueil limitées, les sélectionnant par tirage au sort.

De l’autre côté, ces jeunes se retrouvent face un système de formation professionnelle du Ministère des Sports, ne permettant qu’à ceux ayant les ressources financières nécessaires d’y accéder.

C’est donc un bon nombre d’étudiants en STAPS qui exprimeront leur ras-le-bol suite à la non-considération de leurs attentes pour leur avenir professionnel !

Cette mobilisation se déroulera dans un peu plus de 20 villes partout en France.

Les étudiants resteront mobilisés jusqu’à des prochaines évolutions nécessaires. Ces derniers n’hésiteront pas à poursuivre les manifestations tant que des avancées majeures sur les problématiques de la filière STAPS et de la formation du sport en France ne soient mises en œuvre.

 

Contacts presse :
Laurent BEAUVAIS
Président de l’ANESTAPS
president@anestaps.org
06 81 29 98 28

Arielle SALMON
Vice-Présidente en charge de la Communication
vp.communication@anestaps.org
01 40 33 73 61

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[Verbatim] Situation critique des jeunes engagés dans les formations sport

Suite à de nombreuses problématiques que rencontrent l’UFR STAPS de Clermont-Ferrand et les autres UFR en France, voici la réaction de Laurent Beauvais, président de l’ANESTAPS, quant à ces problématiques :

« Malgré les multiples alertes de l’ANESTAPS, des néo-bacheliers, de leurs parents et des directeurs de STAPS quant à l’accès limité dans les formations du champ du sport, STAPS ou BPJEPS, aucune réaction n’a été observée de la part des ministères, qui se sont contentés de faire la sourde oreille.

L’ANESTAPS a pourtant reçu une quantité indénombrable d’appels au secours de jeunes se retrouvant « sur le carreau », ne pouvant pas accéder aux formations qu’ils désiraient tant.

Cette situation ne peut plus durer, et les futurs professionnels du sport, ne doivent pas subir les baisses budgétaires ou des formations aux tarifs exorbitants.
L’ANESTAPS attend du gouvernement qu’il réaffirme sa priorité jeunesse, en apportant une réponse urgente, garantissant à chaque jeune le droit de s’intégrer dans un parcours de formation éclairée, et en capacité de l’accueillir. »

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Formation sport, nouvelle page blanche du gouvernement ?

Alors que les premières épreuves du baccalauréat débuteront dans trois semaines, les jeunes souhaitant suivre des formations supérieures ont pour la plupart, finalisé leurs vœux d’orientation. Cette année, ils seront sans doute encore plus nombreux que les années précédentes à placer la première année de licence STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) en tête de cette liste et, malgré l’obtention du sésame ouvrant les portes des études supérieures, encore plus nombreux à ne pas pouvoir l’intégrer.

Leur erreur ? Ne pas avoir réussi « l’examen » final : un tirage au sort qui décidera de quel bachelier pourra suivre la formation STAPS ou non. Le tirage au sort ? C’est avant tout un moyen de sélection égalitariste, mis en place pour que le nombre d’étudiants soit en cohérence avec les moyens mis à disposition par l’Etat aux Universités. Outre les difficultés financières de l’enseignement supérieur, et le caractère injuste de ce moyen de sélection, posons la question de fond que nous amène cet état de fait : notre offre de formation aux métiers du sport permet-elle l’élaboration de parcours éducatifs cohérents et articulés ?

 

Un système de formation complexe et illisible …

Les métiers du sport constituent un champ aux limites imprécises, dont l’étendue est tributaire de la définition choisie du sport. Si l’on se limite à une définition minimaliste des métiers du sport, à savoir l’encadrement des APS (activités physiques et sportives) réglementé par le code du sport, la France compte 4 types de certifications différentes : les diplômes du Ministère de l’Enseignement Supérieur (STAPS), ceux du Ministère des Sports (BPJEPS, DEJEPS, DESJEPS), les certificats de qualification professionnelle (CQP) et les titres à finalité professionnelle (TFP). D’un niveau infra-bac au bac+8, ce sont plusieurs centaines de certifications[1] différentes qui permettent d’exercer dans ce champ sportif réduit. Même en imaginant qu’un bachelier ait un projet professionnel bien défini dans ce champ, il est hautement improbable qu’il puisse choisir la voie la plus à même de l’y conduire dans ce labyrinthe.

 

… pour des métiers aux enjeux multiples

Si le sport n’est pas considéré principalement comme apportant une plus-value éducative, intégrative, sanitaire ou sociale, il a néanmoins très largement pénétré les politiques publiques en la matière. De l’enseignant d’éducation physique et sportive (EPS) à l’animateur sportif, en passant par l’enseignant en activités physiques adaptées (EAPA) intervenant en soins de suite ou dans les clubs pour certains patients, les professionnels du sport sont de plus en plus présents dans la vie des français. Dès lors, la question de la formation de ces professionnels relève tout autant de leur intérêt particulier, que de celui de leurs élèves, licenciés ou patients : de l’intérêt général. En l’état, il n’est pas évident que notre système de formation aux métiers du sport permette de répondre pleinement aux enjeux aujourd’hui associés au sport.

 

Réformer la formation sport : des intentions politiques ne menant à aucune action

L’illisibilité du système n’est pas inconnue des décideurs politiques, les deux candidats au second tour de l’élection présidentielle de 2012 avaient chacun leurs propositions de réforme en la matière. Si pour juger d’un mandat, la raison invite d’en attendre le terme, autorisons-nous à faire un point d’étape sur l’action du Ministère en charge des sports. « Revoir en profondeur la formation de l’encadrement du sport », tel était l’engagement du candidat Hollande, qu’en est-il après trois ans ?

Aucune action allant en ce sens n’est à noter, et bien au contraire, la suppression du CAFEMAS[2] (Centre d’Analyse des Formations, Emplois et Métiers dans l’Animation et le Sport), dont l’un des objets était la recherche d’une meilleure harmonisation emploi/formation dans le sport, et dont la qualité des travaux est reconnue, a été rejetée par les acteurs du dialogue social. Un comité interministériel a depuis été créé pour s’emparer de cette question, mais force est de constater qu’il n’a eu aucune utilité depuis sa création. Même constat au niveau européen : alors que la commission européenne travaille activement à une amélioration de la mobilité des jeunes et des travailleurs et à la valorisation du bénévolat dans le champ du sport, la France brille par son manque d’investissement.

 

De la nécessité d’une réforme

La rentrée 2015 approche, et elle ne sera pas différente des précédentes : ceux qui subissent les pots cassés de ce système, ce sont les jeunes et en particulier ceux qui ne suivront pas la formation de leur choix en septembre, ou qui ne suivront aucune formation. Ceux disposant de moyens suffisants pour partir étudier à l’autre bout du territoire dans une des rares UFR STAPS n’atteignant pas sa capacité d’accueil maximale pourront peut-être contourner le problème, mais combien de jeunes notre service public éducatif laisse-t-il sur le carreau chaque année ? Cette situation ne peut plus durer, une réforme urgente et d’ampleur de la formation sport est indispensable.

Urgente, car il est inconcevable qu’une génération de plus fasse les frais de ce système illisible, qui place chaque année des centaines de jeunes au pied du mur, sans possibilité de s’épanouir et de construire sereinement leur avenir.

D’ampleur, car il ne s’agit pas de modifier des contenus de diplômes, mais bien de repenser l’architecture du système de formation, les structures y intervenant et leurs interactions, pour que les acteurs du sport répondent toujours plus efficacement aux missions qui leurs ont été confiées. Cela implique notamment de renforcer les liens entre les UFR STAPS et l’ensemble des acteurs du sport, et ainsi mettre en commun leurs infrastructures et compétences. Le sport peut et doit répondre à de nombreux enjeux sociétaux, à la plupart des maux qu’on lui prétend pouvoir guérir, mais pas dans n’importe quelles conditions.

Les jeunes observeront avec intérêt les actions que le gouvernement mettra en place dans les mois qui viennent. Mais si la frilosité due au contexte hivernal des prochaines élections régionales doit guider ces actions plus que de raison, il ne fait pas de doute qu’ils en tireront les enseignements nécessaires.
[1] Retrouvez la liste complète à l’annexe II-1 (art. A212-1) du code du sport.
[2] Cette suppression avait été dénoncée par le CNESER, puis par le CSE

 

Laurent Beauvais – Président de l’ANESTAPS
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