Archives Enseignement supérieur

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Prévision pour la rentrée 2016 : la filière STAPS sous haute tension !

La rentrée 2016-2017 sera marquée par une forte augmentation du nombre d’étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur.

D’après les chiffres du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MENESR) publié dans une note de vendredi dernier, les prévisions du nombre d’effectifs pour la rentrée prochaine en Sciences et STAPS sont sans surprises. En effet, une augmentation de 29.4% est à prévoir entre la rentrée 2014 et 2024 pour le cursus en licence.  

Si l’on suit ces pronostics, ils seront près de 65 800 à vouloir poursuivre leur études dans la filière Science – STAPS en 2024, soit  14 800 de plus qu’en 2014. Face à cette situation qui n’est pas nouvelle, les UFR STAPS mettent en place des capacités d’accueils, faute de moyens supplémentaire afin d’assurer à bien la mission de service publique qui leur est confié.

De plus en plus nombreux vont être les néo-bacheliers à se voir refuser la poursuite d’étude de leur choix. Ceux disposant de moyens suffisants pour partir étudier à l’autre bout du territoire dans une des rares UFR STAPS n’atteignant pas sa capacité d’accueil maximale pourront peut-être contourner le problème, mais combien de jeunes notre service public éducatif laisse-t-il sur le carreau chaque année ?

Cette situation ne peut plus durer, une réforme courageuse et d’ampleur de la formation sport est indispensable.

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Source : MENESR-DGESIP-DGRI-SIES

Source : http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid99313/projections-des-effectifs-dans-l-enseignement-superieur-pour-les-rentrees-de-2015-a-2024.html?feuilleCSS=chrome

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[Communiqué] Budget, sélection… L’éternel combat des Étudiants en STAPS

Paris, le 2 février 2016,

Budget, sélection… L’éternel combat des Etudiants en STAPS

L’Assocation Nationale des Etudiants en STAPS est engagée depuis sa création contre toute forme de sélection à l’entrée à l’université. Les étudiants en STAPS se sont déjà mobilisés à plusieurs reprises contre les formes illégales de sélection à l’Université et notamment en STAPS

Aujourd’hui pourtant, 39 UFR utilisent des capacités d’accueil afin de limiter l’accès à leurs formations. Ils ne sont qu’une douzaine à laisser l’accès aux études libre, dans cette situation, ce sont les jeunes qui font les frais d’un enseignement supérieur agonisant, victime du désengagement de l’état.

Où est donc la priorité jeunesse que le Président de la République rappelait encore, lors des voeux à la jeunesse et aux forces de l’engagement  pour cette année 2016 ?

C’est cette question que se pose aujourd’hui, légitimement, les jeunes souhaitant se diriger vers une formation du champ du sport. Faute de places suffisantes à l’Université ceux-ci font en effet face à une loterie qui décide pour eux s’ils accéderont à une licence STAPS, où s’ils devront se tourner vers des formations plus courtes, et bien plus onéreuses. Est-ce là l’avenir de la formation aux métiers du sport ?

Hier encore, un nouvel UFR demandait l’instauration d’une capacité d’accueil. L’ANESTAPS ne peut que dénoncer cette requête car il est inadmissible que le devenir d’un jeune ne soit pas le fruit de son choix.

Des solutions existent, mais encore faut-il avoir le courage de les mettre en place: nouvelles formes de pédagogie innovante avec le numérique, les rapprochements entre les CREPS et les universités pour mutualiser les infrastructures sportives ou encore le fléchage de la taxe d’apprentissage vers les UFR STAPS.

Plus de 4 mois après la mobilisation de plusieurs milliers d’étudiants en STAPS à travers toute la France, de nombreuses questions restent en suspend. Pourquoi limiter l’accès d’une filière qui permet un taux d’insertion des jeunes élevé [1] et où le secteur se développe de jour en jour ? Pourquoi le service public n’assure-t-il pas sa mission et laisse-t-il la place à l’émergence de classes préparatoires privées ?

Ces questions restent en suspend, tout comme l’avenir de nombreux jeunes !

[1] Source : CEREQ

Contacts presse :
Bréwal Soyez–Lozac’h
Président
president@anestaps.org
06 81 29 98 28

Arielle SALMON
Attachée de presse
presse@anestaps.org

Télécharger ici le communiqué de presse

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Communiqué de Presse – Sport Santé

Sport Santé : Les étudiants prônent la complémentarité

Dans le cadre du projet de loi de réforme du système de santé, l’amendement AS-40 adopté fin novembre en séance, proposé par Valérie Fourneyron, autorise la prescription sur ordonnance des activités physiques et sportives.

La FNEK (Fédération Nationale des Etudiants en Kinésithérapie) et l’ANESTAPS (Association Nationale des Etudiants en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives), s’accordent quant à la plus-value des Activités Physiques et Sportives (APS) dans le parcours de soins des personnes atteintes d’affections de longues durées et tiennent à souligner l’importance d’une collaboration renforcée entre les étudiants et professionnels issus des filières STAPS et Kinésithérapie.

Néanmoins, cette évolution majeure dans le parcours de soins soulève la question de la complémentarité des différents intervenants dans le domaine du « sport-santé ». En particulier, les professionnels paramédicaux comme les kinésithérapeutes, et des APS, comme les enseignants en Activités Physiques Adaptées (APA), doivent s’entendre sur leurs pratiques et leur complémentarité dans la poursuite d’un objectif commun : participer au mieux-être des patients et personnes à besoins spécifiques.

Conscientes des dérives pouvant exister dans différents secteurs et sur différents territoires, l’ANESTAPS et la FNEK rappellent qu’il est indispensable d’agir de manière collaborative afin d’identifier très clairement les rôles de chacun et les différents niveaux d’intervention.

La FNEK et l’ANESTAPS ont déjà collaboré dans le cadre de la contribution sur l’inter-professionnalité des professions de santé. Dans la continuité du travail déjà effectué, elles s’engagent à œuvrer main dans la main pour être force de propositions sur les rôles respectifs des APA et des kinésithérapeutes, dans les décrets d’application,  en gardant pour objectif l’amélioration des parcours de soins.

 

Contacts : 

Sarah Hoarau                                                                                Bréwal Soyez–Lozac’h

Présidente de la FNEK                                                                  Président de l’ANESTAPS

06 67 28 26 40                                                                              06 81 29 98 28

presidence@fnek.fr                                                                        president@anestaps.org

 

 

Vous pouvez télécharger le communiqué de presse en cliquant sur le lien : CDP Sport Santé

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Les chiffres du CAPEPS tombent !

Le 18 novembre paraissait l’arrêté fixant le nombre de postes pour le CAPEPS 2016. Publié le 27 novembre, ce sont donc 820 postes pour le CAPEPS externe et 66 pour le CAPEPS interne.

Retrouvez ici l’arrêté fixant le nombre de postes au CAPEPS 2016

Après plusieurs années de baisse, pour la deuxième année consécutive le nombre de poste augmente et passe de 800 à 820 pour le CAPEPS externe et de 65 à 66 pour le CAPEPS interne.

Concernant les inscriptions, elles sont désormais closes depuis le 15 octobre 2015.

Programme des épreuves d’admission :

CAPEPS externe :

  • Dissertation portant sur les fondements sociohistoriques et épistémologiques de l’éducation physique et des activités physiques, sportives et artistiques (APSA)
  • Dissertation ou étude de cas à partir de documents portant sur l’enseignement de l’EPS dans le second degré : lundi 11 et mardi 12 avril 2016

Quelques chiffres du CAPEPS externe 2015 : 3457 inscrits, 2801 présents, 1557 admissibles pour 800 postes.*

 

CAPEPS interne : 

  • Composition relative à l’enseignement de l’éducation physique et sportive, en relation avec l’expérience professionnelle acquise par le candidat dans la discipline : mardi 2 février 2016

Quelques chiffres du CAPEPS interne 2015 : 1192 inscrits, 739 présents, 157 admissibles pour 65 postes.*

Tous les lieux et calendriers des épreuves d’admissions seront publiés sur http://www.education.gouv.fr/cid4607/calendrier-des-concours-second-degre.html

Nous souhaitons bon courage à tous les étudiants qui se préparent à passer ce concours.

*source : http://www.education.gouv.fr/cid83753/concours-second-degre-donnees-statistiques-session-2015.html
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[Communiqué] Les étudiants STAPS dans la rue pour défendre leur avenir

Paris, le 21 septembre 2015

 

Les étudiants STAPS dans la rue pour défendre leur avenir !

 

La mobilisation du mercredi 23 septembre 2015, lancée à l’appel de l’Association Nationale des Etudiants en STAPS (ANESTAPS) et des associations d’étudiants. Près de 12 000 étudiants dans 30 villes sont attendus dans les rues, soit un étudiant en STAPS sur cinq, afin d’afficher leur mécontentement face au manque de ressources financières, humaines, d’infrastructures, subi au quotidien au sein de leurs UFR. Ce manque restreint les jeunes dans leur accès à la formation et rejette les étudiants souhaitant s’inscrire en première année de STAPS. Ce qu’ils attendent ? Un réinvestissement financier majeur dans l’enseignement supérieur.

 

Face à l’illisibilité des formations dans le champ du sport et de l’animation, le coût exorbitant des formations du Ministère des Sports (BPJEPS), les jeunes se retrouvent ballottés entre sélection universitaire et sélection financière dans les certifications. S’insérer professionnellement dans ce milieu devient donc un parcours du combattant, mettant au pied du mur chaque jeune dans la construction de son avenir professionnel.

 

Une réforme doit être élaborée pour mettre en concertation l’ensemble des acteurs concernés par les formations du champ du sport et de l’animation. Organismes de formations, branches professionnelles et étudiants doivent se regrouper et former un guichet unique d’informations et d’orientation autour des formations. Il est nécessaire que les étudiants puissent identifier de façon claire et précise les niveaux d’intervention professionnelle en fonction des compétences développées par les formations.

 

L’ANESTAPS et ses associations exigent des réponses que seuls les pouvoirs publics puissent apporter et continueront les mobilisations tant que les Ministères compétents n’auront pas officiellement annoncé les réformes nécessaires.

 

Contacts presse :

Laurent BEAUVAIS
Président de l’ANESTAPS
president@anestaps.org
06 81 29 98 28

Arielle SALMON
Vice-Présidente en charge de la Communication
vp.communication@anestaps.org
01 40 33 73 61

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[Communiqué] Moyens insuffisants, illisibilité, dévalorisation… La colère gronde parmi les étudiants en STAPS !

Paris, le 16 septembre 2015

Moyens insuffisants, illisibilité, dévalorisation… La colère gronde parmi les étudiants en STAPS

 

A l’appel de l’ANESTAPS et de leurs associations, les étudiants manifesteront le Mercredi 23 septembre 2015 afin de pointer un problème de lisibilité des formations dans le domaine du sport et le manque de moyens de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Les jeunes se retrouvent face à un mur pour entrer dans leurs formations rendant leur ascension vers un avenir professionnel limitée. En cause, un manque de moyens dans les universités, provoquant un dysfonctionnement des UFR. Cette non-réponse des pouvoirs publics engendre alors des problèmes d’inscriptions administratives des étudiants, poursuivis d’annulations d’enseignements. De plus, les néo-bacheliers se sont retrouvés face à une mise en place de capacités d’accueil limitées, les sélectionnant par tirage au sort.

De l’autre côté, ces jeunes se retrouvent face un système de formation professionnelle du Ministère des Sports, ne permettant qu’à ceux ayant les ressources financières nécessaires d’y accéder.

C’est donc un bon nombre d’étudiants en STAPS qui exprimeront leur ras-le-bol suite à la non-considération de leurs attentes pour leur avenir professionnel !

Cette mobilisation se déroulera dans un peu plus de 20 villes partout en France.

Les étudiants resteront mobilisés jusqu’à des prochaines évolutions nécessaires. Ces derniers n’hésiteront pas à poursuivre les manifestations tant que des avancées majeures sur les problématiques de la filière STAPS et de la formation du sport en France ne soient mises en œuvre.

 

Contacts presse :
Laurent BEAUVAIS
Président de l’ANESTAPS
president@anestaps.org
06 81 29 98 28

Arielle SALMON
Vice-Présidente en charge de la Communication
vp.communication@anestaps.org
01 40 33 73 61

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[Verbatim] Situation critique des jeunes engagés dans les formations sport

Suite à de nombreuses problématiques que rencontrent l’UFR STAPS de Clermont-Ferrand et les autres UFR en France, voici la réaction de Laurent Beauvais, président de l’ANESTAPS, quant à ces problématiques :

« Malgré les multiples alertes de l’ANESTAPS, des néo-bacheliers, de leurs parents et des directeurs de STAPS quant à l’accès limité dans les formations du champ du sport, STAPS ou BPJEPS, aucune réaction n’a été observée de la part des ministères, qui se sont contentés de faire la sourde oreille.

L’ANESTAPS a pourtant reçu une quantité indénombrable d’appels au secours de jeunes se retrouvant « sur le carreau », ne pouvant pas accéder aux formations qu’ils désiraient tant.

Cette situation ne peut plus durer, et les futurs professionnels du sport, ne doivent pas subir les baisses budgétaires ou des formations aux tarifs exorbitants.
L’ANESTAPS attend du gouvernement qu’il réaffirme sa priorité jeunesse, en apportant une réponse urgente, garantissant à chaque jeune le droit de s’intégrer dans un parcours de formation éclairée, et en capacité de l’accueillir. »

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STOP aux sélections dans les cycles d’études en STAPS !

Avec la clôture d’Admission Post-Bac, ce ne sont pas moins de 788 000 candidats qui sont en cours d’inscription dans l’Enseignement Supérieur. Malheureusement pour certains d’entre eux, plusieurs méthodes abusives de sélection fonctionnent encore à l’entrée de certaines formations, et ce particulièrement à l’entrée en STAPS. L’Association Nationale des Etudiants en STAPS réaffirme sa volonté de permettre à chaque jeune de pouvoir entrer dans un parcours de formation dans le champ du sport en favorisant son choix de manière éclairée.

 

L’ANESTAPS constate comme chaque année, une augmentation des effectifs. Il s’en suit, des opérations de «bricolage» à l’entrée des universités, intolérables. Il est alarmant de voir certaines universités clôturer les inscriptions administratives des premières années pendant l’été, ou encore diffuser des avis défavorables à l’entrée de la première année de Licence ou de Master. Il est donc nécessaire de réfléchir à la légitimité des capacités d’accueil, souvent fixées sur un «simple coup de téléphone» aux chanceliers des universités sans réelles réflexions autour du taux d’encadrement, du taux d’utilisation des salles de cours ou des équipements sportifs.

 

Les étudiants disposant de moyens pourront partir étudier à l’autre bout du territoire dans une des rares UFR STAPS dont la capacité d’accueil n’est pas à son seuil maximal, pour pouvoir essayer de contourner le problème et suivre le cursus désiré. Autre aberration, les jeunes n’ayant les moyens financiers et qui ne seront pas pris à l’université, se retrouveront contraints de payer une formation professionnelle du Ministère des Sports (BPJEPS) s’ils souhaitent s’engager dans un système de formation sport. Combien de jeunes notre service public éducatif va-t-il laisser sur le carreau cette année ?

 

L’ANESTAPS rappelle son attachement à mettre fin à toute forme de sélection à l’entrée des universités. De plus, elle informe les futur.e.s étudiant.e.s STAPS que la sélection sur dossier, lettre de motivation, entretien, etc. est strictement illégale à l’entrée d’un Master 1 ou en première année de Licence STAPS. La nécessité de mettre en place une réforme des formations dans le champ du sport est impérative !

 

 

Arielle Salmon – VP chargée des Relations Presse
vp.communication@anestaps.org – 06.83.32.65.50

Laurent Beauvais – Président
president@anestaps.org – 06.81.29.98.28

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Formation sport, nouvelle page blanche du gouvernement ?

Alors que les premières épreuves du baccalauréat débuteront dans trois semaines, les jeunes souhaitant suivre des formations supérieures ont pour la plupart, finalisé leurs vœux d’orientation. Cette année, ils seront sans doute encore plus nombreux que les années précédentes à placer la première année de licence STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) en tête de cette liste et, malgré l’obtention du sésame ouvrant les portes des études supérieures, encore plus nombreux à ne pas pouvoir l’intégrer.

Leur erreur ? Ne pas avoir réussi « l’examen » final : un tirage au sort qui décidera de quel bachelier pourra suivre la formation STAPS ou non. Le tirage au sort ? C’est avant tout un moyen de sélection égalitariste, mis en place pour que le nombre d’étudiants soit en cohérence avec les moyens mis à disposition par l’Etat aux Universités. Outre les difficultés financières de l’enseignement supérieur, et le caractère injuste de ce moyen de sélection, posons la question de fond que nous amène cet état de fait : notre offre de formation aux métiers du sport permet-elle l’élaboration de parcours éducatifs cohérents et articulés ?

 

Un système de formation complexe et illisible …

Les métiers du sport constituent un champ aux limites imprécises, dont l’étendue est tributaire de la définition choisie du sport. Si l’on se limite à une définition minimaliste des métiers du sport, à savoir l’encadrement des APS (activités physiques et sportives) réglementé par le code du sport, la France compte 4 types de certifications différentes : les diplômes du Ministère de l’Enseignement Supérieur (STAPS), ceux du Ministère des Sports (BPJEPS, DEJEPS, DESJEPS), les certificats de qualification professionnelle (CQP) et les titres à finalité professionnelle (TFP). D’un niveau infra-bac au bac+8, ce sont plusieurs centaines de certifications[1] différentes qui permettent d’exercer dans ce champ sportif réduit. Même en imaginant qu’un bachelier ait un projet professionnel bien défini dans ce champ, il est hautement improbable qu’il puisse choisir la voie la plus à même de l’y conduire dans ce labyrinthe.

 

… pour des métiers aux enjeux multiples

Si le sport n’est pas considéré principalement comme apportant une plus-value éducative, intégrative, sanitaire ou sociale, il a néanmoins très largement pénétré les politiques publiques en la matière. De l’enseignant d’éducation physique et sportive (EPS) à l’animateur sportif, en passant par l’enseignant en activités physiques adaptées (EAPA) intervenant en soins de suite ou dans les clubs pour certains patients, les professionnels du sport sont de plus en plus présents dans la vie des français. Dès lors, la question de la formation de ces professionnels relève tout autant de leur intérêt particulier, que de celui de leurs élèves, licenciés ou patients : de l’intérêt général. En l’état, il n’est pas évident que notre système de formation aux métiers du sport permette de répondre pleinement aux enjeux aujourd’hui associés au sport.

 

Réformer la formation sport : des intentions politiques ne menant à aucune action

L’illisibilité du système n’est pas inconnue des décideurs politiques, les deux candidats au second tour de l’élection présidentielle de 2012 avaient chacun leurs propositions de réforme en la matière. Si pour juger d’un mandat, la raison invite d’en attendre le terme, autorisons-nous à faire un point d’étape sur l’action du Ministère en charge des sports. « Revoir en profondeur la formation de l’encadrement du sport », tel était l’engagement du candidat Hollande, qu’en est-il après trois ans ?

Aucune action allant en ce sens n’est à noter, et bien au contraire, la suppression du CAFEMAS[2] (Centre d’Analyse des Formations, Emplois et Métiers dans l’Animation et le Sport), dont l’un des objets était la recherche d’une meilleure harmonisation emploi/formation dans le sport, et dont la qualité des travaux est reconnue, a été rejetée par les acteurs du dialogue social. Un comité interministériel a depuis été créé pour s’emparer de cette question, mais force est de constater qu’il n’a eu aucune utilité depuis sa création. Même constat au niveau européen : alors que la commission européenne travaille activement à une amélioration de la mobilité des jeunes et des travailleurs et à la valorisation du bénévolat dans le champ du sport, la France brille par son manque d’investissement.

 

De la nécessité d’une réforme

La rentrée 2015 approche, et elle ne sera pas différente des précédentes : ceux qui subissent les pots cassés de ce système, ce sont les jeunes et en particulier ceux qui ne suivront pas la formation de leur choix en septembre, ou qui ne suivront aucune formation. Ceux disposant de moyens suffisants pour partir étudier à l’autre bout du territoire dans une des rares UFR STAPS n’atteignant pas sa capacité d’accueil maximale pourront peut-être contourner le problème, mais combien de jeunes notre service public éducatif laisse-t-il sur le carreau chaque année ? Cette situation ne peut plus durer, une réforme urgente et d’ampleur de la formation sport est indispensable.

Urgente, car il est inconcevable qu’une génération de plus fasse les frais de ce système illisible, qui place chaque année des centaines de jeunes au pied du mur, sans possibilité de s’épanouir et de construire sereinement leur avenir.

D’ampleur, car il ne s’agit pas de modifier des contenus de diplômes, mais bien de repenser l’architecture du système de formation, les structures y intervenant et leurs interactions, pour que les acteurs du sport répondent toujours plus efficacement aux missions qui leurs ont été confiées. Cela implique notamment de renforcer les liens entre les UFR STAPS et l’ensemble des acteurs du sport, et ainsi mettre en commun leurs infrastructures et compétences. Le sport peut et doit répondre à de nombreux enjeux sociétaux, à la plupart des maux qu’on lui prétend pouvoir guérir, mais pas dans n’importe quelles conditions.

Les jeunes observeront avec intérêt les actions que le gouvernement mettra en place dans les mois qui viennent. Mais si la frilosité due au contexte hivernal des prochaines élections régionales doit guider ces actions plus que de raison, il ne fait pas de doute qu’ils en tireront les enseignements nécessaires.
[1] Retrouvez la liste complète à l’annexe II-1 (art. A212-1) du code du sport.
[2] Cette suppression avait été dénoncée par le CNESER, puis par le CSE

 

Laurent Beauvais – Président de l’ANESTAPS
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