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L’ANESTAPS sonne l’alarme : La jeunesse prête à se mobiliser !

Monsieur le Premier Ministre,

Madame la Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation,

Madame la Ministre des Sports,

Monsieur le Ministre de l’Education Nationale,

Monsieur le Président de la CPU,

 

Objet : L’ANESTAPS sonne l’alarme : La jeunesse prête à se mobiliser !

 

Quelques mois après vos prises de fonctions respectives, alors que de nombreux défis vous attendent pour répondre aux besoins des français, je viens vers vous comme porteur d’un message d’urgence de la part de la jeunesse française.

En effet, partout en France, les étudiants en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS) sont prêts à se mobiliser pour dénoncer la situation actuelle de leur formation. Ces mobilisations massives seront la réponse d’un ras-le-bol, dû à une disparité entre les discours tenus et la réalité amenant une incompréhension totale.

Le 13 septembre dernier, la France s’est vue attribuer les Jeux Olympiques et Paralympiques 2024, reflet d’une volonté politique et gouvernementale de faire de notre pays une nation et une société sportive. Cependant, alors que nous sommes à quelques mois de recevoir la coupe du monde féminine de football, les championnats du monde de rugby et d’autres événements sportifs internationaux, la France est dans l’incapacité de répondre aux besoins des jeunes en terme de formation vers les métiers du Sport et de l’Animation. Depuis maintenant 19 ans, l’ANESTAPS (Association Nationale des Etudiants en STAPS) alerte les différents gouvernements qui se sont succédés sur les problématiques liées à la formation dans le champ du sport et reste sans retours suffisants.

Ce sont environ 10.000 jeunes qui n’ont pas pu accéder à la formation STAPS à la rentrée 2017. Alors que ParcourSup est ouvert depuis quelques jours, les jeunes se posent plusieurs questions : qu’adviendra-t-il de cette rentrée 2018 ? Allons-nous encore laisser nos UFR STAPS dans l’incapacité d’accueillir ces jeunes voulant s’orienter vers une formation et un parcours professionnel ? Allons-nous encore laisser nos UFR STAPS sans moyens pour accompagner les étudiants vers la réussite ? Allons-nous regarder une année de plus, le mythe de la démocratisation de l’enseignement supérieur s’envoler ?

Alors que nous sommes en pleine refonte de notre système d’enseignement supérieur, la loi “Orientation et Réussite des Étudiants” avait pour but d’accompagner les jeunes dans la réalisation de leur projet professionnel et de les orienter vers le parcours de formation en adéquation avec celui-ci, tout en laissant le dernier mot au bachelier. Pour autant, à quelques mois de l’affectation de milliers de futurs bacheliers, le constat actuel est alarmant. Les attendus, idéologiquement créés pour permettre d’accompagner au mieux les étudiants vers la réussite, se révèlent être, tristement et sans surprise, un réel critère de sélection.

Ces derniers avaient pour objectif d’identifier les compétences manquantes aux lycéens afin de leur proposer un parcours personnalisé. Pour autant, ils vont servir à classifier sans ex-aequo, tous les vœux comme si l’Université devenait tout d’un coup élitiste, poussant notamment les bacs technologiques et professionnels en marge, voire sans possibilité de poursuite d’études au sein de nos universités, garantes de l’émancipation et du développement individuel.

Chemin faisant, les attendus ont été détournés de leur but premier et vont assouvir le désir de certains, celui de trier les jeunes aboutissant à une sélection.

Notre crainte se traduit par la volonté des établissements de choisir les notes pour classifier les jeunes, se réservant ainsi le droit, dans le cas où le nombre de demandes dépasse celui des capacités d’accueil, de sélectionner uniquement les meilleurs dossiers. Alors que la loi relative à l’Enseignement Supérieur vise « l’élévation du niveau de qualification du plus grand nombre », pour tendre vers l’objectif de 50% d’une classe d’âge diplômée du supérieur, n’est-ce pas hypocrite de donner moins de moyens aux Universités pour accueillir, ne serait-ce que 50% des bacheliers de leur académie ?

Les capacités d’accueil instaurées depuis 2012 en STAPS, ne seront pas augmentées à coup sûr, faute de moyens, d’enseignants, d’infrastructures sportives et de locaux comme l’a récemment réaffirmé la Conférence des Directeurs et Doyens STAPS :

« La C3D a donc décidé ce jour de ne pas afficher sur ParcoursSup de capacités supérieures à celles de l’année dernière, tant que les UFR et départements STAPS n’auraient pas l’assurance que les moyens demandés n’ont pas été clairement fléchés sur leurs formations. Evidemment, nous les augmenterons dès que les moyens qui nous seront alloués l’autoriseront. »

Nous supposons que pour près de 10.000 jeunes qui n’accèderont toujours pas à la filière de leur choix à la rentrée 2018, la seule option reste une formation payante du Ministère des Sports. Pire, vous avez fait le choix avec le gouvernement de faire pression pour faire passer sans tenir compte de la démocratie ce jeudi 18 janvier 2018 en CPC (Commission Professionnelle Consultative) la Mention Complémentaire alors que les associations et partenaires s’y sont opposés à la majorité en Conseil Supérieur de l’Education et sous-commission de la CPC. Quel intérêt pour un jeune de passer à Bac+1 la moitié d’un BPJEPS d’équivalence à un niveau BAC et ne délivrant aucune prérogative d’encadrement, forçant ainsi les jeunes à payer en complément de cette mention complémentaire, les deux derniers UC du BPJEPS pour pouvoir s’insérer sur le marché de l’emploi.

Qu’en est-il de votre volonté de travailler avec nous, notamment pour plus de lisibilité dans les systèmes de formation et une meilleure articulation ?

Alors que vous ouvrez le droit à une sélection à l’entrée de l’université, que les UFR STAPS n’augmenteront pas leurs capacités d’accueil sans assurance budgétaire (à savoir un fléchage de la part des Universités) et d’enseignants supplémentaires de la part des recteurs, que le gouvernement se résigne à faire passer la Mention Complémentaire, que les places au CAPEPS diminuent de 160, quel message voulez-vous faire passer aux jeunes voulant s’orienter vers les métiers du sport ?

Pour l’instant nous nous résignons à voir que la France n’est pas à la hauteur de ses engagements en terme de formation dans le champ du sport.

L’ANESTAPS n’a pas cessé de vous prévenir ainsi que les Universités sur ces nombreuses problématiques sans résultat. Je m’adresse ainsi à vous Madame la Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Madame la Ministre des Sports, Monsieur le Ministre de l’Education Nationale, Monsieur le Président de la CPU, Monsieur le Premier Ministre, afin de vous prévenir que la jeunesse n’a plus d’autres choix qu’une mobilisation nationale forte, pour faire entendre sa voix, si les choses n’évoluent pas suffisamment dans les jours à venir.

 

Dans l’attente de vous rencontrer, je vous prie de recevoir, mesdames et messieurs, mes salutations distinguées.

 

Mathias GOASMAT

Président de l’ANESTAPS

Retrouvez la lettre ouverte en PDF : Lettre ouverte-Janvier 2018

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Téléthon : Les étudiants STAPS en nombre pour une mobilisation nationale !

Cette année, pour la 31ème édition du Téléthon, le réseau de l’ANESTAPS s’est mobilisé une fois de plus. Depuis la création du Téléthon sur les antennes, l’Association Française contre les Myopathies (AFM) ne cesse de réunir et sensibiliser les français autour des valeurs d’empathie, d’aide, de partage, d’humilité, de courage et d’espoir.

Aux vues de ses valeurs, intrinsèque au domaine du sport, nous, étudiants en STAPS répondons annuellement présents pendant deux jours, partout en France, portés par le principe de solidarité pour témoigner de notre soutien humain et financier à l’avancée de la recherche contre les myopathies.

Pendant le Téléthon qui s’est déroulé le 8 et 9 décembre 2017, ce sont 20 associations qui ont pu proposer aux étudiants et au grand public des manifestations toujours plus surprenantes et innovantes dans les villages Téléthon ou au sein des Universités. Tout au long de la semaine, nos associations ont mis en place stands de vente, tournois sportifs, promotion du sport adapté, relais à vélo ou encore soirées, pour soutenir l’événement et apporter tout notre appui à cette cause nationale.

Le relais vélo, des kilomètres, un seul combat !

Dans 7 villes, les étudiants ont mis en place un relais à vélo pour rapporter un maximum de dons en pédalant. Selon la ville, le kilomètre valait entre 0,10€ et 2,30€ ! Certaines villes ont pédalé pendant 24h sur le village du Téléthon de leur ville.

Nous tenions à remercier toutes les personnes qui ont pédalé pour la bonne cause !

Les manifestations des associations STAPS ont été hétérogènes certes, mais avaient pour seul but, celui de contribuer, ne serait-ce qu’un instant, à oublier la maladie tout en contribuant à la combattre.

Comme chaque année, les stapsiens ont ainsi répondu présent, et ce n’est pas fini, nous, étudiants en STAPS, vous donnons donc tous rendez-vous, l’année prochaine pour 32ème édition du Téléthon avec pour nouvel objectif, dépasser ce chiffre de 9 814,35 € !

 

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Postes CAPEPS 2018 : contradiction ou stratégie ?

 

                                                                                                                                                                Paris, le 30 Novembre 2017

Le nombre de postes offerts au concours de recrutement de professeurs d’EPS pour la session 2018 vient d’être publié.

Si les postes annoncés pour le concours interne restent stables, ceux du concours réservé connaissent une augmentation liée à l’échéance 2018 de ce format. Le CAPEPS externe connaît lui un lourd effondrement de plus de 21% des postes offerts. Tandis que depuis deux ans les places augmentent légèrement c’est une rupture nette avec cette diminution de 170 places. De plus 5004 candidats se sont inscrit au CAPEPS 2018, c’est 195 de plus qu’en 2017.*

 

Pour l’ANESTAPS, le SE-UNSA et le SGEN-CFDT, c’est l’incompréhension la plus totale !

 

Nous ne pouvons que nous étonner de la contradiction entre ces chiffres et les annonces de Jean Michel Blanquer sur le plan Génération 2024 et son incessante promotion du « sport à l’école » censés mobiliser un grand nombre d’enseignants d’EPS notamment dans le cadre de la création de 1000 sections sportives.

 

De plus ce ne sont pas moins de 20.000 jeunes qui entreront dans le secondaire à la rentrée 2018 et nous connaissons tous la nécessité de l’éducation par la pratique physique et sportive. Le gouvernement compte-t-il sur une augmentation de la contractualisation compte tenu des besoins déjà existant de professeurs d’EPS ?

 

Et que dire des récentes annonces des JO de Paris 2024, de la coupe du monde de rugby 2023 représentant la France comme nation sportive. Si l’État reconnaît réellement la plus-value des APS comme vecteur de lien social, de bien-être et de santé, permettant notamment de lutter contre la sédentarité, pourquoi porter une telle atteinte à l’EPS ?

 

Nous pouvons voir également au travers de cette contradiction une volonté politique, celle de dissuader les étudiants d’entamer ou de poursuivre un cursus en STAPS, l’une des trois filières en tension dans la capacité à accueillir tous les bacheliers.

 

Le SE-UNSA et le SGEN-CFDT s’associent à l’ANESTAPS pour rappeler la nécessité d’un réel plan de recrutement pluriannuel comme dicté par le code de l’Éducation L911-2.

Signez la pétition de l’ANESTAPS et des étudiants en Master MEEF : Pétition ANESTAPS – Postes au CAPEPS

Contact presse : 

Mathias GOASMAT – Président – 06 81 29 98 28 – president@anestaps.org

Bineta NDIAYE – Attachée de presse – 01 56 41 51 10 – 06 42 20 18 81 – atdepresse@sgen.cfdt.fr

 

*https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000036108887&dateTexte=&categorieLien=id

*http://www.devenirenseignant.gouv.fr/cid98448/calendrier-des-concours-de-recrutement-d-enseignants-du-second-degre-de-la-session-2016.html

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22ème Rencontres Nationales de la FÉDÉEH !

Ce week-end se déroulaient les 22ème Rencontres Nationales de la Fédération Etudiante pour une Dynamique Etudes et Emploi avec un Handicap (FEDEEH).

La FEDEEH est un acteur important dans l’avancée des propositions et des solutions trouvées pour l’inclusion des personnes en situation de handicap et plus particulièrement les étudiants.

 

La FEDEEH tient également des relations privilégiées avec l’ANESTAPS. En effet, cette fédération est partenaire de la FAGE mais il s’agit également d’un de nos partenaires nationaux de la JNSH depuis quelques années. Nous entretenons donc d’excellents contacts avec cette structure.

Nous avons pu participer à l’Assemblée Générale Extraordinaire de la Fédération puisque l’ANESTAPS est administrateur. Cette AGE avait pour objectif d’acter la décision de changer le nom de la FEDEEH, pour une meilleure visibilité et une meilleure compréhension de la part du grand public. Décision acceptée à l’unanimité.

 

Les rencontres sont également l’occasion de remettre les bourses Optic 2000. Ces bourses ont pour objectif de permettre à des étudiants de toute la France d’obtenir une aide financière importante afin de réaliser leur projet professionnel et de réaliser leurs études dans les meilleures conditions possible. 6 étudiants se sont vu partagés la somme de 30 000 €.

La force et la particularité de ces rencontres réside dans la pluralité de son contenu. En effet, nous avons pu participer à une conférence « Culture Jeunesse et Handicap », une conférence sur le statut international de l’étudiant en situation de handicap, une formation sur les différents moyens d’aborder le handicap dans une association, mais également une démonstration des outils mis en place par la FEDEEH pour sensibiliser au handicap, des activités manuelles et des initiations au handi-hockey et au volley assis. 

 

Nous nous sommes également déplacés à ces rencontres afin de parler et de promouvoir la Journée Nationale du Sport et du Handicap (JNSH), tout en prenant des idées et des contacts afin de commencer à travailler sur l’édition 2018 de la manifestation.

Cet évènement nous aura également permis de changer encore un peu notre regard sur le handicap, par des moments d’échange et de formation. Nous avons pu débattre sur le véritable objectif de la sensibilisation et grâce à cela nous repartons avec des idées à mettre en place et une véritable envie de les développer.

Nous vous donnons rendez-vous pour la 6ème édition de la JNSH qui aura lieu

le Jeudi 29 mars 2018 ! 

 

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Une mi-novembre sous le signe de la formation pour les associations STAPS

L’ANESTAPS, chaque année, organise des événements de formations tels que les deux congrès nationaux et le WEAS (Week-end des Elus et Associatifs en STAPS) pour permettre à ses associatifs de se former.

 

La formation des bénévoles constitue un des principaux leviers de développement et de structuration du réseau des associations étudiantes de l’ANESTAPS : informer, soutenir et former les nouveaux bénévoles, les élus étudiants des conseils d’université ou du CROUS et les cadres associatifs des fédérations. La formation se place au cœur de l’association en permettant aux différents acteurs qui la font vivre d’agir avec performance et compétence.

 

Une association STAPS a la possibilité de demander une FAD (Formation à Domicile) à l’ANESTAPS pour avoir notamment des formations spécifiques à la filière STAPS et développer leurs compétences sur les différentes problématiques.

 

Pour permettre un double maillage, les fédérations territoriales adhérentes à la FAGE proposent également des Week-end de Formation (WEF) à leurs associations. Nos associations STAPS sont présentes lors de ces WEF pour mieux connaître leur territoire et s’enrichir de nouvelles compétences dans les formations. Lors de ces WEF, c’est également important que les associatifs puissent rencontrer les autres associations des différentes filières présentes sur le territoire. Ce weekend, certaines de nos associations ont participé à plusieurs de ces WEF.

Afin de répondre au besoin de formation des associations du réseau de l’ANESTAPS et de garantir une formation de qualité, la FAGE et ses fédérations forme des formateurs (appelés aussi facilitateurs ou animateurs), répondant à un cahier des charges construit sur les besoins de notre réseau associatif. L’objectif est de disposer de formateurs capables de réfléchir, construire et animer des formations pour les associatifs étudiants de notre réseau.

Dans une logique de formation et de professionnalisation, l’ANESTAPS organise un WEF pour ses administrateurs qui va leurs permettre d’avoir toutes les clés en main pour administrer au mieux notre structure.

La formation répond aux besoins d’un réseau de plus en plus large et engagé et répond aux nouveaux enjeux de la société d’aujourd’hui et de demain.

 

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FERMETURE DES MASTERS MANAGEMENT DU SPORT à NICE

Dans le contexte actuel, 2 formations sont disponibles à l’Université de Nice Sophia Antipolis dans le domaine de la gestion des organisations et des activités sportives. Il s’agit des cursus intitulés Master Management du Sport Entreprenariat et Evénementiel Sportif proposé par l’IAE de Nice, et le Master Management des Services du Tourisme Sportif par l’UFR STAPS de Nice. Ces deux parcours offrent des débouchés au sein d’un secteur en pleine croissance puisque ce domaine connaîtra un essor de 20% d’ici à 2020 selon France Stratégie. La France, terre d’accueil de grands événements sportifs internationaux, notamment les Jeux Olympiques et Paralympiques à Paris en 2024, a besoin de ces cursus qui sont destinés à former ces professionnels du sport qui travaillent sur ces différents événements telles que ces 2 formations universitaires.

 

C’est pour cette raison que les associations étudiantes Sport’IAE, Initiative STAPS Nice, BDE IAE Nice et la Corpo STAPS Nice, soutenues par l’ANESTAPS et la FACE 06, s’indignent de la fermeture de ces 2 formations à l’horizon de la rentrée 2018 et s’interrogent également quant à la volonté politique de fermer ces Masters au regard du contexte précédemment évoqué.

 

La formation STAPS – Management des Services du Tourisme Sportif est la seule en France à proposer la compétence Sport – Tourisme ce qui confère un rayonnement national et international à l’UFR STAPS et plus largement à l’Université de Nice Sophia Antipolis. Ce diplôme correspond parfaitement aux souhaits du gouvernement de calquer les formations sur le milieux et l’environnement socio-économique territorial. Comment peut-on fermer ce Master lorsque l’on mesure les enjeux économiques liés au tourisme à Nice et sur la Côte d’Azur ? (Nice est la ville française dans laquelle les touristes étrangers passent le plus de temps – selon une enquête réalisée par Atout France)

 

Pour autant, il est annoncée que la rentrée 2018 s’effectuera sans ces 2 Masters.

La seule option proposée aux étudiants souhaitant bénéficier d’une formation dans ce domaine est le Master de l’école privée et payante AMOS : Master Management des Organisations Sportives.

Ce parcours, ouvert à Nice depuis la rentrée 2016 seulement, non reconnu par l’Etat, ne semble pas être en mesure d’assurer un droit à la poursuite d’études pour l’ensemble des étudiants concernés par le domaine du Management du Sport dans le second cycle. En effet, cette unique solution offerte aux étudiants met en place une sélection implicite sur le critère des ressources économiques.

 

Une semaine après l’annonce du Plan Etudiants, nous nous indignons de la privatisation de la formation dans le secteur du Management du Sport dans le département.

Désireuses de conserver au moins une formation publique et reconnue dans ce domaine au sein de l’Université Nice Sophia Antipolis, les associations étudiantes demandent l’organisation d’un temps d’échange et de concertation entre les parties en y intégrant les étudiants, premiers touchés par ces décisions.

Cette démarche vise à faire émerger une solution qui s’inscrive dans la volonté gouvernementale du droit à la poursuite d’études sans discrimination socio-économique, en prenant en considération les problématiques rencontrées par les établissements concernés.

 

Contact presse :

Matthieu AIMAR – 06 33 95 32 81

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Plan Etudiants : Un avenir incertain pour les STAPS, l’ANESTAPS réagit !

L’ANESTAPS et son réseau portent un regard très inquiet voire critique face au “Plan Étudiants” proposé hier matin par le Premier Ministre, la Ministre de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation, et le Ministre de l’Éducation Nationale.

En effet, nous saluons les avancées majeures sur l’orientation et l’accompagnement des jeunes ainsi que sur l’amélioration des conditions de vie des étudiants.Cependant pour les filières en tension, il ne faut pas que les “Attendus” deviennent un critère de sélection. Tout comme l’a précisé le gouvernement il faut que le dernier choix d’orientation revienne au bachelier.

Dans un premier temps, l’ANESTAPS souligne l’effort réalisé durant les groupes de travail  qui ont eu lieu lors des concertations sur la réforme du premier cycle de l’enseignement supérieur. Certaines prises de positions du gouvernement sont à saluer comme la fin du tirage au sort qui, jusqu’à présent, n’était qu’une solution de facilité face à la mauvaise anticipation de l’évolution démographique. De plus la fin du dispositif APB amène à la création d’un nouveau système d’admission qui devra être plus transparent et plus accessible pour les lycéens, tout en instaurant un accompagnement personnalisé.

C’est dans cette dynamique de refonte, que l’orientation active va enfin trouver toute sa place par un réel accompagnement de la part des lycées et des professeurs pour définir un projet professionnel aux lycéens ainsi que le parcours de formation en adéquation avec celui-ci (Deux professeurs principaux, un référent pour les filières en tension et d’avenir…). Plus spécifiquement pour les formations dans le champ du sport un guichet unique d’orientation va être créé pour rendre les compétences développées dans ces formations plus lisibles et compréhensibles par les étudiants tout comme par le monde professionnel.

 

De plus, le gouvernement a pris ses responsabilités, quant au passage des étudiants au régime général par la suppression du régime de sécurité sociale étudiante,  représentant une réelle avancée pour l’accessibilité à leurs soins.

En parallèle l’aide globale d’autonomie va permettre une augmentation nette du pouvoir d’achat des étudiants par une harmonisation et une simplification des aides sociales, les rendant bien plus équitables.

 

L’ANESTAPS attire désormais l’attention sur ce qui se cache derrière la mise en place ”d’attendus” à l’entrée de l’Université. Si le gouvernement affirme que le dernier mot sur le choix d’orientation revient à l’étudiant, ce n’est pas le cas partout. En effet, dans les filières en tension où les capacités d’accueil sont bien inférieures au nombre de demandes, les établissements pourront sélectionner les étudiants en fonction des “Attendus”, définis nationalement..

Au regard de la forme que prend ces “attendus”, il est inconcevable d’accepter qu’une sélection se fasse sur critères sociaux reflétant injustement des inégalités. Cette forme de sélection viendrait considérablement atténuer les chances de réussite pour toutes et tous. Nous savons pertinemment l’ascenseur professionnel et social qu’est l’enseignement supérieur, c’est donc pour cela que nous tendons à sa démocratisation pour l’épanouissement intellectuel de chacun. Comment pouvons-nous l’interdire à certains jeunes, sans même essayer de les accompagner et d’adapter nos parcours de formation ?

 

Nous avons bien conscience que toutes ces réformes ambitieuses seront applicables sous réserve d’un réel investissement budgétaire, notamment auprès des filières pourvues de capacités d’accueil. En saluant l’effort effectué par le gouvernement actuel avec l’annonce du milliard d’euros attribué sur 5 ans au Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation, nous restons persuadés que ces investissements demeurent encore insuffisants.

 

Nos craintes subsistent d’une part vis à vis des 450M€, qui seront destinés au grand plan d’investissement (GPI). Il est impératif que ce ne soit sous forme d’appel à projets mais bien sous forme de contrat d’objectifs avec les universités.

D’autre part, nous nous questionnons quant à la répartition des 500M€ étalés sur tout le quinquennat (100M€ par année sur 5 ans). En effet, le plan d’urgence effectué par le précédent gouvernement (100 millions d’euros) concernant les filières en tension et notamment la filière STAPS n’ont servi qu’à une hausse du point d’indice et au remboursement du GVT (glissement vieillissement technicité) au sein des universités. Nous insistons sur le fait qu’il est nécessaire de flécher des crédits conventionnés vers les filières qui en ont le plus besoin, en rappelant la nécessité de créer des antennes sur certaines académies.

 

Les préoccupations que nous avançons sont fondées. En effet, depuis 2011, la filière STAPS a attiré plus de 20 000 étudiants supplémentaires, soit une augmentation de plus de 30% de voeux 1 STAPS entre 2014 et 2017. Cela a engendré des rentrées catastrophiques depuis plusieurs années par manque d’anticipation; ainsi plus de 10 000 jeunes n’ont pas eu la possibilité d’accéder à leur voeu 1 STAPS. Le secteur du sport étant en pleine expansion, d’après France Stratégique, il faudra prévoir une croissance d’au moins 20% dans l’emploi dans le champ du sport d’ici à 2020, notamment via les Jeux Olympiques de Paris 2024.

Le champ du sport ne posant aucune difficulté d’insertion professionnelle, nous réclamons qu’au même titre que toutes les autres filières de l’enseignement supérieur, le dernier choix concernant l’orientation revienne à l’étudiant et uniquement à l’étudiant.

 

L’ANESTAPS s’inquiète également sur l’avenir de la filière STAPS avec la mise en place d’une mention complémentaire au bac, proposant  aux bacheliers (ne répondant pas aux attendus) une année de bac+1. Cette année sera potentiellement réalisée dans les établissements du Ministère des Sports gérés par les régions, les CREPS. Il est amené à penser que les jeunes se verront financer la moitié d’un diplôme professionnel (BPJEPS) sans avoir de diplôme donnant des prérogatives d’encadrement. De plus la création d’un BTS “métiers du sport” reste encore très flou. Nous restons cependant dans l’expectative notamment quant au secteur d’activités exploré, et à l’encadrement de la formation.

 

L’ANESTAPS rappelle qu’il est primordial de valoriser les filières courtes comme les DEUST, parfois plus adaptés à certains profils. Nous comptons sur une collaboration avec le ministère pour accélérer sa mise en place.

Il faut tendre à la création de “campus des métiers” permettant des passerelles entre les différentes formations dans le champ du sport. Cette réelle articulation serait le fruit de la mise en place de blocs de compétences. L’exemple du rapprochement avec les CREPS et les branches professionnelles tend à cette volonté, cependant il faut construire une réelle cohérence entre les parcours, les secteurs d’activités et les niveaux d’intervention.

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Bilan du 37ème congrès et orientation pour le mandat 2017-2018 !

Du 12 au 15 Octobre 2017, l’ANESTAPS tenait son 37ème Congrès National dans la ville de Besançon. Pour la première fois de son histoire ce furent plus de 300 associatifs STAPS présents pour participer à plusieurs temps de formations. Ce fût également plusieurs moments de débats sur les différentes problématiques de la jeunesse, du sport et de l’Enseignement Supérieur.

L’Assemblée Générale Ordinaire marqua un réel temps fort du congrès. Dans un premier temps, le bureau porté par Orlane FRANÇOIS a présenté son rapport d’activité puis a prononcé sa démission. Par la suite, la liste “ Un réseau uni à l’image d’une jeunesse investie et actrice de son avenir” menée par Mathias GOASMAT a été élue à l’unanimité.

En continuant de porter la démocratisation de l’Enseignement Supérieur, le nouveau bureau a réaffirmé lors de cet événement son opposition à la mise en place de prérequis et toute forme de sélection à l’Université. L’ANESTAPS était présente dès le deuxième jour du mandat, au comité de concertation sport et animation présidé par les ministres Frédérique Vidal et Laura Flessel. Elle prouve donc son implication pour réformer l’articulation des formations dans le champ du sport et permettre une meilleure orientation et insertion professionnelle des jeunes.

Plusieurs orientations pour la mandature 2017-2018 ont été présentés :

  • Favoriser l’implication de toutes et tous dans la société par la mise en place de projets citoyens et solidaires, et valoriser l’engagement des jeunes.
  • Développer les interactions entre les associations et les acteurs territoriaux de l’enseignement supérieur et de la recherche ainsi que ceux du mouvement sportif.
  • Agir pour l’insertion professionnelle et sociale de toutes et tous, en travaillant sur une meilleure orientation des jeunes et en s’assurant de la mise en place de la réforme sur l’articulation et la lisibilité des formations dans le champ du sport.

Le nouveau bureau national 2017-2018 est composé de :

  • Mathias GOASMAT, Président (Rouen)
  • Cyrielle DUC, Trésorière en charge de la coordination du réseau (Lyon)
  • Titouan MARTIN , Secrétaire Général en charge des Relations Internationales (Rennes)
  • Quentin SANZ DE GALDEANO, 1er Vice-Président en charge de l’Orientation et de l’Insertion Professionnelle ainsi que des Partenariats (Bordeaux)
  • Adèle DEBAST, Vice-Présidente en charge de la Communication (Lille)
  • Thibaut ELIE, Vice-Président en charge de la Jeunesse et des Sports (Rennes)
  • Angèle LAVAL, Vice-Présidente en charge de la formation et de l’éducation populaire (Besançon)
  • Paul MORICEAU, Vice-Président en charge de l’innovation sociale (Limoges)
  • Raphaël DEGREMONT, Vice-Président en charge de la stratégie électorale (Montpellier)
  • Raphaël DERENNE, Vice-président en charge des affaires académiques (Chambéry)
  • Yoann SOIROT, Chargé de mission relations internationales (Toulouse)
  • Léa GAGET-FOURNAUX, Chargée de mission trésorerie (Lyon)
  • Matthieu AIMAR, Chargé de mission projets d’innovation sociale (Nice)
  • Louise DECONIHOUT, Chargée de mission suivi des élus (Rouen)
  • Guillaume BRUSQ, Chargé de mission formation (Valence)
  • Elies OUHIBI, Chargé de mission suivi des événements (Reims)

Contacts presse :

  • Mathias GOASMAT, Président – president@anestaps.org – 01.40.33.73.61
  • Adèle DEBAST, Vice-Présidente en charge de la communication – vp.communication@anestaps.org
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STOP  au  sacrifice  de  la  jeunesse  :  les  étudiants  STAPS  veulent  des   réponses  !    

A  l’appel  de  l’ANESTAPS  et  de  ses  associations  adhérentes,  les  étudiants  manifesteront  mardi  19   septembre  pour  que  chaque  jeune  titulaire  du  diplôme  du  baccalauréat  puisse  suivre  la  formation   de  son  choix  dans  l’enseignement  supérieur.

Lors  de  cette  rentrée,  dix  mille  jeunes  n’ont  pas  pu  être  accepté  pour  suivre  la  première  année de  Licence   STAPS.  Nécessaire  à  la  réalisation  de  leur  projet  professionnel,  ils  l’avaient  placé  en priorité  sur  Admission   Post-­Bac.  D’autres,  voulant  suivre  une  formation  professionnelle  proposée  par  le  Ministère  des  Sports,   doivent  s’acquitter  de  frais  de  formation  d’en  moyenne  9000  euros et  par  conséquent,  rester  sur  la  touche.

Les  annonces  faites  par  le  gouvernement  ne  permettent  pas  d’assurer  des  conditions  d’études décentes   dans  les  UFR  STAPS,  allant  jusqu’à  contraindre  les  étudiant.e.s  à  suivre  les  cours  dans  les  escaliers  par   endroit.

La  gravité  de  la  situation  ne  doit  pas  faire  oublier  la  nécessité  d’une  réforme  du  système  de formation   aux  métiers  du  sport   en  France,  particulièrement   illisible  et  complexe.  La mobilisation  du   gouvernement  pour  accueillir  les  Jeux  Olympiques  à  Paris  en  2024  doit  se  traduire  par  une  réelle  ambition   de  professionnalisation  du  champ  sportif,  d’un  avenir  pour  les jeunes  et  aboutir  à  de  réelles  intentions   mises  en  avant  au  travers  d’une  feuille  de  route  et  d’un calendrier.

Le  réseau  des  étudiants  en  STAPS  se  mobilisera  dans  plus  de  20  villes  pour  exprimer  leur  colère   face  à  cette  situation  inacceptable.  Il  est  temps  que  les  engagements  de  campagne  ou les  prises  de   paroles  officielles  des  ministres  se  transforment  en  actions  concrètes.

Les  étudiants  sont  d’une  détermination  absolue.  Ils  ne  céderont  rien  aux  beaux  discours,  ni  aux calculs   politiques.  Ils  demandent  au  gouvernement  de  transcrire  cette  détermination  en  actes,  et  resterons   mobilisés  et  source  de  proposition  aussi  longtemps  que  nécessaire.

Contact  presse  :  
Orlane  FRANCOIS – Présidente  de  l’ANESTAPS  – 06  81  29  98  28

 CDP – STOP  au  sacrifice  de  la  jeunesse  :  les  étudiants  STAPS  veulent  des   réponses  !

 

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L’ANESTAPS publie son 7ème indicateur du coût de la rentrée en STAPS

Unique organisation représentative des 62.000 étudiants en STAPS de France, l’ANESTAPS publie aujourd’hui son 7ème indicateur du coût de la rentrée.

En cette rentrée 2017, nous observons pour une nouvelle année consécutive une augmentation significative de 1,2% du coût de la rentrée pour les étudiants en STAPS.

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Alors que notre service public éducatif doit assurer à chaque jeune une égalité de chance face aux études, il est de plus en plus difficile pour un jeune de réussir dans l’Enseignement Supérieur. Avec un nombre grandissant d’abandons en première année, un pourcentage d’étudiants salariés toujours plus élevé, et un recours aux aides d’urgences en augmentation, et un accès aux soins toujours plus compliqué, il est de plus en plus compliqué pour un jeune d’entrevoir un parcours de vie serein.

Face à une rentrée 2017 déjà sous tension pour la filière STAPS, puisque plusieurs milliers de jeunes n’auront pas accès à la formation alors qu’ils l’avaient placé en première intention dans leur choix sur admission post bac, il devient urgent de mettre en place des actions concrètes afin de défendre notre service public : permettre à chaque jeune de réaliser le projet professionnel de son choix et l’accompagner tout au long de  son parcours pour lui garantir d’évoluer dans des conditions amenant à la réussite.

Aujourd’hui, 20% des jeunes vivent sous le seuil de pauvreté, 1 étudiant sur 3 renoncent à des soins faute d’un système de sécurité sociale performant, 1 étudiant sur 2 a recours au salariat ..

Face à ces chiffres alarmant, face à la précarité étudiante que nous observons au quotidien l’ANESTAPS et de la FAGE ont des solutions. Mise en place de l’Aide Globale d’Indépendance, suppression du Régime de Sécurité Sociale Étudiante

 

Plus que des simples promesses, les étudiants et les jeunes demandent aujourd’hui des actions concrètes.

 

Orlane FRANCOIS

Présidente

 

Dossier de Presse : Coût de la rentrée 2017